Magellium rejoint le groupe Artal
L’opération* s’est finalisée dans la discrétion cet été, après un an de négociations. En procédure de sauvegarde depuis mars 2015, l’entreprise Magellium (logiciels d’imagerie et des systèmes intégrés de géomatique et de cartographie, 140 salariés, CA 2015 : 10,5 M€, siège à Ramonville-Saint-Agne - 31) se rapproche du groupe Artal (100 personnes, CA consolidé 2015 : 8,5 M€, siège à Labège – 31). Conséquence d’un investissement en fonds propres de 2 M€ réalisé par Artal et sa holding, le spécialiste des systèmes logiciels industriels est désormais majoritaire au capital de Magellium, donnant naissance à un nouvel ensemble de 22 M€ de CA et 240 salariés (dont 200 environ en région toulousaine), expert du traitement de l’image et des données critiques. Si les deux entreprises conservent leur identité juridique, la stratégie de Pierre Duverneuil, président d’Artal et de Magellium, est claire : « Atteindre la masse critique technique et commerciale non seulement sur les secteurs de l’aéronautique, de la défense, du spatial, mais aussi dans les domaines en développement de l’énergie et de l’environnement », pour continuer de se déployer sur le plan national mais aussi à l’export. D’un point de vue opérationnel, la gouvernance de Magellium est désormais assurée par un comité de direction présidé par Pierre Duverneuil. Le directeur général de Magellium est Raphaël Giraud et Julian Thevenard vient d’être nommé responsable des opérations et du développement. Jean-Pierre Madier, cofondateur de Magellium, demeure au comité de direction, tandis que Patrice Berranger occupe la fonction de DRH.
* Conseils d’Artal : Horige Conseil (Catherine Pini), cabinet Dedia (Jean-Marc Binson, Olivier Schefel) / conseils de Magellium : Oaklins Aelios (Raphaël Petit)
Déjà positionné à l’international par le biais de la filiale canadienne d’Artal et de contrats au Moyen-Orient gagnés par Magellium, le nouvel ensemble entend « devenir un équipementier logiciel des grands maîtres d’œuvre tels qu’Airbus », en les accompagnant dans leur développement à l’international. En septembre, les deux entreprises ont déjà gagné un « contrat majeur » auprès d’un grand compte du spatial, dont les termes sont encore tenus secrets.










