L'usine Haribo à Uzès menacée de perdre 40 emplois
La direction de Haribo Ricqlès Zan (240 M€ de CA en 2015, Marseille), filiale française du groupe Haribo, propose un plan de départ volontaire à la retraite « pour les personnes qui en auraient l’âge légal entre aujourd’hui et fin 2017 », indique Sylvain Chardard, DRH. Ce plan senior concernerait une quarantaine de salariés sur les 340 que compte l’usine d’Uzès, et une quarantaine sur l’usine de Marseille (sur 420 salariés). Ces emplois ne seront pas remplacés. S.Chardard précise que la direction « proposera un plan suffisamment attractif, quitte à aider certains salariés à racheter des trimestres manquants. Il ne s’agit pas d’un plan social ». Gage de l'engagement de la direction sur le maintien des usines en France, le DRH indique qu’« entre 2016 et 2017, 1,5 M€ vont être respectivement investis sur les deux sites pour améliorer la productivité ».
Pour Michel Mirabel, délégué syndical CGT, cette proposition « est un plan social déguisé. La direction nous garantit une activité jusqu’en 2020 mais après… » Selon les syndicats, 2020 correspondra à l’année de production en pleine capacité d’une nouvelle usine Haribo en Allemagne qui aura démarré le 1er janvier 2017. « Cette nouvelle usine aura une capacité totale de 200 000 tonnes par an, tandis que Marseille et Uzès réunies font 50 000 tonnes. Il faudra fermer quelque part », décompte le syndicaliste. « Haribo, en croissance, a besoin de volume de production supplémentaire », lui répond Sylvain Chardard.
Pour la direction, « un certain nombre d’adaptations doivent être faites -process de travail, temps de travail et départs à la retraite- afin de garantir la pérennité des deux sites français dans leur configuration actuelle au-delà de 2020 », explique Sylvain Chardard.
Fin 2016, la ligne de production de guimauve, actuellement en France, sera délocalisée en Belgique, « soit une quinzaine de personnes à reclasser au sein de l’usine », ainsi qu’une partie de l’embouteillage de l’alcool de menthe vers la Chine, soit 2-3 personnes à reclasser. « Les services généraux vont également être sous-traités, ce qui concerne aussi une dizaine de personnes », ajoute le délégué syndical.










