L’UPVD : centre de test Covid-19
Les Universités de Perpignan Via Domitia (UPVD) et de Lille se sont transformées en centres de test Covid-19. « Le laboratoire IHPE* de l’UPVD est équipé d’un PCR, une machine qui permet de réaliser les analyses des tests de prélèvement nasal auprès des personnes symptomatiques et des soignants, explique Xavier Py, président de l’UPVD. Ce travail est conduit en partenariat avec le laboratoire de biologie médicale Biopole 66 et a reçu l’agrément de l’ARS et de la préfecture ». Neuf personnels réalisent 500 tests par jour (capacité de 1 000 tests). « Après la crise du Covid-19, il faudra discuter avec les parties prenantes des capacités de travail possibles entre les mondes médical, politique et académique. Les laboratoires académiques représentent un potentiel d’appui à la gestion de crise et une réponse aux déserts médicaux », conclut-il.
*Laboratoire interactions hôtes patogènes environnement (IHPE)
L’université retrouve peu à peu son rythme
« Nous nous sommes organisés et dotés de tous les équipements pour respecter les barrières sanitaires. Le coût supporté atteint 100 k€ sur un budget global de 80 M€, explique Xavier Py. Selon les services, la reprise est partielle avec entre 5 et 30 % de personnels présents, les autres sont en télétravail. La plupart des enseignements se sont fait à distance et cela pose la question de l’hybridation des enseignements car il y a toujours besoin d’une part d’enseignement en présentiel. Les examens se font à distance et certains en contrôle continu. Les stages obligatoires en formation continue se sont transformés en dossiers avec une soutenance orale. Enfin, nous sommes organisés pour que les inscriptions pour la rentrée prochaine puissent se faire de façon dématérialisée et physique. » Du côté de l’incubateur d’entreprises innovantes, les porteurs de projets sont en télétravail et sont toujours accompagnés. Certains, comme la start-up Nénuphar (culture de micro-algues), ont développé une agilité face au Covid-19 en développant des protections adaptées. « Probablement que nous allons prolonger leur période d’incubation », annonce le président de l’UPVD conscient de leurs difficultés face à un environnement économique et financier compliqué.
La norme et le plan B
L’université a déjà pensé à l’organisation des amphis et des salles de cours pour le prochain semestre universitaire. « On table sur un tiers de la promotion en présentiel et deux tiers à distance. Les choses sont plus complexes pour certaines sections comme les Staps (certains sports sont interdits) ainsi que pour les travaux pratiques où il faudra probablement limiter le nombre de séances », précise-t-il. Le président de l’UPVD tire toutefois des enseignements de la période de confinement. « L’université devra évoluer sur la base d’une norme et d'un plan B en cas de crise sanitaire. Cela pourrait impliquer de modifier les fiches de postes avec des feuilles de mission différentes selon la situation, indique-t-il. Autre constat, le digital est devenu un outil incontournable. D’ailleurs, moi qui étais réticent au télétravail, j’ai pu constater qui était en capacité de télétravailler et les métiers qui sont adaptés à cette organisation. Le télétravail ne va pas générer d’économie au sein de l’Université car il faudra donner les moyens aux collaborateurs (équipements, connexions, sécurité) et se doter d’une équipe adaptée au dépannage et à la logistique informatique. Par ailleurs, même si nous avions un peu moins de bureaux, il faut équiper les salles en matériel de streaming, tout cela a un coût ».










