L’Unicem L.-R. à l’heure du Grenelle
« En matière d’environnement, nous avons vu se multiplier les dossiers, les procédures », a déclaré Pascal Ringot, président réélu de l’Unicem L.-R., ce qui pose des difficultés « pour faire autoriser l’ouverture, ou la prolongation, de nos sites, notamment les carrières. Pourtant, nos professions se sont depuis longtemps fortement engagées sur les questions environnementales. L’intégration du volet environnemental dans la gestion de nos entreprises est une des clés de l’avenir de nos industries et de leur développement durable. » Une affirmation validée par Jean-Francis Gosselin, président de la société de protection de la Nature du Gard. « Je suis bien obligé de reconnaître qu’il y a eu des avancées significatives », a-t-il déclaré. 7 % des granulats sont ainsi produits par des matériaux recyclés, contre 0 % en 2000. « Le Grenelle, l’évolution de l’opinion publique, de nos sociétés, nous conduisent à évoluer, a ajouté Pascal Ringot. Les méthodes de production de matériaux de demain seront différentes : en moins grande quantité, en améliorant la qualité. La profession est à un tournant, le Grenelle a marqué ce tournant. Les professionnels en sont conscients. »
Le Grenelle pousse à l’innovation
Le Grenelle de l’Environnement pousse à l’innovation, tant en termes de nouveaux matériaux que de leurs transports. « Il y a un défi à relever pour trouver des matériaux nouveaux permettant d’atteindre les objectifs fixés par le Grenelle : BBC en 2012, bâtiments à énergie positive en 2020, a indiqué Mauricette Steinfelder, directrice de la Dreal L.-R. Il faudra peut-être redonner ses lettres de noblesse à la pierre de taille, qui existe dans cette région. En matière de transport, on peut imaginer de nouveaux modes de transports intermodaux, qui limiteraient l’émission de CO2. La région se développe sur sa grande bande littorale. »
L’industrie des carrières et des matériaux de construction traverse une crise depuis 2007. « Depuis trois ans, nous connaissons une baisse d’activité sans précédent au niveau national, a déclaré Pascal Ringot. Après dix ans de croissance continue, nous sommes revenus, en trois ans, au niveau de la crise de 1995-96. En L.-R., la situation est moins catastrophique, du fait des besoins liés à la croissance démographique. Nous pensons que le fond a été atteint à la fin de l’année dernière. Il y a quand même des conséquences sur la consommation de béton prêt à l’emploi (-14,8 % entre 2008 et 2009 en L.-R.). »
Les métiers de l’Unicem pèsent en L.-R. 400 établissements, 2 700 emplois directs et 5 000 emplois indirects et 590 M€ de CA.










