Lunel : Innotec vise 9 M€ en 2015
Innotec, un groupe spécialisé dans le recyclage de cartouches d’encre (siège : Lunel) vise un CA consolidé de 9 M€ en 2015, contre 8,4 M€ en 2014. Le groupe, qui emploie 65 salariés, compte deux sociétés : Innotec, qui exploite une usine de 3 000 m2 avec une capacité de 50 000 cartouches par mois (président : Léon Ladeur, 43 salariés), pour une fabrication de 15 000, et Pro XL, qui collecte les cartouches, et distribue les produits d’Innotec (présidente : Carole Fournier, 22 salariés). La société investit actuellement 700 K€ pour construire un bâtiment de 1 200 m2 destiné à la collecte de cartouches vides, à côté de ses locaux actuels, sur la Zac de la Petite Camargue.
« Nos cartouches recyclées ne sont pas les moins chères, mais elles sont de fabrication française, et nous garantissons leur qualité », assure le directeur du développement, Patrick Viallet. « La qualité est notre façon de penser », renchérit Carole Fournier, qui ajoute que cette exigence « a un impact sur le prix final du produit ». Innotec, qui met en avant son implication dans l’économie circulaire et la responsabilité sociale et environnementale, assure que ses produits, s’ils ne sont pas les moins chers, permettent néanmoins de réaliser des économies substantielles par rapport à des consommables neufs. « Le responsable d’une grande collectivité nous a confié qu’il avait réalisé 31 % d’économies grâce à nos produits », affirme Patrick Viallet.
880 références
Innotec, qui propose 880 références de cartouches, compte parmi ses clients le Crédit agricole, le conseil régional LR, le groupe Nicollin, ou encore la Carsat. Pro XL compte quatre agences, à Toulouse, Clermont-Ferrand, Lille et en Belgique. Malgré l’ouverture de cette filiale en septembre 2014, et une présence sur le marché italien, 98 % des cartouches recyclées par Innotec sont vendues en France, où la société revendique 18 % du marché des cartouches compatibles. « Chaque pays a ses recycleurs, et la France est plus ouverte que d’autres à des achats à des sociétés extérieures », estime Léon Ladeur. Pour lui, « l’achat de consommable est un choix économique et technique. Choisir nos produits, c’est d’abord faire un choix environnemental ».










