
"On a fait fort cette année, tous les représentants sont présents", s'est félicité Gérard Hampartzoumian, le président de l’UMIH 30 (Union des métiers de l’industrie hôtelière) lors de l'assemblée générale du syndicat gardois organisé lundi 8 avril. Une AG menée en présence des représentants de la CCI Nîmes, de la préfecture du Gard, du SDIS, de la DDTM 30, de l’UMIH national et d’une vingtaine de chefs d’entreprises concernées au cours de laquelle l'ensemble des sujets d'actualité auront été abordés : CICE, prime TVA, ... «Nous avons besoin de redorer notre blason, devait par ailleurs déplorer Hervé Becam, vice président de l’antenne nationale de l’UMIH. En cette période de crise, la restauration et l’hôtellerie ont besoin d’être reconnues par les consommateurs et les pouvoirs publics.»
La hausse de la TVA n’arrange rien
Malgré les négociations engagées avec le gouvernement Sarkozy, auprès duquel l’UMIH avait obtenu une promesse de stabilité de la TVA, celle-ci passera de 5,5% à 10% en hôtellerie, et de 7% à 10% en restauration en 2014. Les gérants ne comprennent pas ce «recul de la part du gouvernement actuel» et constatent que cette hausse va aggraver la situation, «déjà difficile», de la profession. «En cette période de crise, répond Gérard Hampartzoumian, nous devons accepter cette hausse qui participera à l’effort national.» À cela s’ajoute aussi la suppression de la prime TVA (500€/mois). Toujours selon le représentant de l’UMIH, le crédit d’impôt compétitivité emploi «ne compensera pas la hausse de la TVA pour l’hôtellerie et restauration». La profession, couverte à hauteur de 1,2% par le CICE (voire à 0%, au pire des cas, selon l’UMIH), connaîtrait en effet une hausse de 1,8% des coûts de production des PME et TPE.
Une règlementation plus sévère
«Nous nous devons d’offrir un accès aux hôtels et restaurants pour tous», explique Yves Negre, représentant du service accessibilité handicap de la DDTM 30, qui prône une meilleure accessibilité aux personnes à mobilité réduite. Et pour un meilleur accueil du public, «les normes de sécurité incendies sont aussi durcies», explique le colonel Simonet, Directeur départemental des services d’incendie et de secours du Gard (SDIS 30). De quoi raviver les inquiétudes des professionnels u secteur : «Nous devons rester solidaires et continuer l’action syndicale pour défendre l’avenir et la notoriété de la profession», conclut Gérard Hampartzoumian. D’après une estimation de l’UMIH, toutes ces nouvelles mesures devraient déboucher sur la perte de près de 100 000 chambres en France, soit 20 000 emplois dans l’hôtellerie, soit 5 000 chambres et 1 000 emplois en Languedoc-Roussillon, selon nos estimations.