Hérault
Labos - Recherche
L'UM2 et Berger-Levrault créent un laboratoire commun

Ils travaillent sur des projets communs depuis 2011. Aujourd’hui, les équipes du LIRMM, laboratoire de l’UM2, et du groupe informatique français Berger-Levrault*, officialisent la création d’un laboratoire commun. En tout, une quinzaine de personnes, dont six issues de l’entreprise, collaborent au sein du laboratoire en attente d’une labellisation de l’Agence nationale pour la recherche (ANR). S’ils l’obtiennent, le laboratoire pourrait bénéficier d’un coup de pouce supplémentaire de 300 K€ sur trois ans, qui viendront s’ajouter à la mobilisation humaine des deux entités, soit 4,5 M€. Ce laboratoire est dédié aux questions de génie logiciel et d’intelligence artificielle, et doit permettre l’évolution des solutions logicielles au service des administrations publiques locales, l'un des trois marchés principaux de Berger-Levrault.
Visibilité et crédibilité
« Tout a commencé en 2011 par un contrat qui consistait à inventer une méthode pour cartographier des tombes à partir de photos aériennes, s’amuse Marc Chamont, l’un des chercheurs impliqués. La gestion des cimetières est une vraie problématique, un gouffre financier pour les collectivités ». Une question a priori simple mais à laquelle la recherche actuelle n'est pas capable de répondre. Deux ans après, l’accord cadre est signé et Berger-Levrault voit dans cette association une façon de gagner en visibilité et en crédibilité. « Nous voulons être reconnu par la communauté scientifique et nous projeter à long terme sur des problématiques de recherche complexes », ajoute Laurent Deruelle, responsable de la recherche appliquée chez Berger-Levrault. Une attitude que salue François Pierrot, vice-président de l’UM2 en charge des relations avec les entreprises : « Ce projet est exemplaire dans le sens où même s’il vient répondre au besoin d’un industriel, il ouvre un nouveau champ à la recherche. Nous sommes dans un rapport de partenariat et pas comme cela arrive parfois dans un rapport de prestataire au service du besoin de l'entreprise ». Quatre projets de recherche sont déjà en cours, et des thèmes ont été ciblés pour les six années à venir.
*Septième éditeur de logiciel français, Berger-Levrault dispose d’un site à Pérols, dont dépend une centaine de personnes sur les 1 200 qu’emploie le groupe.
Photo : Les signataires de l'accord cadre donnant naissance au laboratoire commun, ce matin 23 avril à l'UM2. De gauche à droite, Marc Chamont et Marianne Huchard, du LIRMM, François Pierrot, vice-président de l'UM2, Laurent Deruelle et Grégoire Lechard de Berger-Levrault.










