L'UDM veut embouteiller l'eau de vin pour accroître ses résultats
L'Union des distilleries de la Méditerranée crée le 23 novembre une société baptisée New'Eau France, en joint venture avec la société américaine Nouv'Eau. Installée à Lafayette dans l'Indiana, cette entreprise détient des brevets permettant d'extraire de l'eau biologique lors du processus de distillation du vin. Le potentiel a séduit l'UDM, dont le siège est à Vauvert, car il permet de valoriser une matière qui aujourd'hui part en fumée. New'Eau détient l'exclusivité du brevet, et vise un potentiel de 200 000hl dans un premier temps, soit une hausse attendue de 10 % du CA annuel de l'union, qui oscille entre 50 et 55 M€. En revanche, la hausse des résultats pourrait atteindre entre 20 et 30 %, selon Benoît Hornecker, DG. La phase pilote va se dérouler sur le premier semestre 2016, pour un produit à commercialiser d'ici le second semestre.
Ce produit vise le marché des eaux gazéifiées, type eau de Seltz, celui des ajouts pour boissons alcoolisées ou encore se veut matière première pour boissons énergisantes. L'UDM affirme avoir besoin de très peu d'investissement pour l'extraction de ce nouveau produit, d'où l'impact attendu sur les résultats. Par ailleurs, l'organisation annonce un investissement de 2,5 M€ dans l'installation d'une chaudière biomasse, qui devrait être opérationnelle d'ici un an. « Cette installation doit nous permettre d'être autosuffisant en énergie aux deux tiers », indique Benoît Hornecker.










