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Midi-Pyrénées / Languedoc-Roussillon
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Institutions
| 26/11/2015

Une nouvelle grande Région « saine », selon l’Institut Montaigne

Une Région « saine », avec une bonne capacité de désendettement, mais sans recettes dynamiques, et confrontée à une baisse importante des dotations de l’Etat : c’est ce qui attend le (ou la) future président(e) de la grande région Languedoc-Roussillon – Midi-Pyrénées, qui sera élu le 4 janvier, à l’issue des élections des 6 et 13 décembre. Selon un diagnostic territorial et financier établi par l’Institut Montaigne, un think tank libéral présidé par Henri de Castries et fondé par Claude Bébéar, le futur conseil régional de LRMP, qui naîtra de la fusion des deux conseils régionaux de LR et MP, « pourra s’appuyer sur une situation financière saine qui la rendra capable d’investir et de mobiliser les politiques régionales pour garantir un développement équilibré ». Les deux Régions ont en commun, selon l’Institut, un niveau de dépenses d’investissement par habitant élevé (193 € par habitant pour le LR en 2013, 164 € pour Midi-Pyrénées, pour une moyenne métropolitaine de 158 €), et « un taux d’épargne de bon niveau », de l’ordre de 27 % en 2013, contre 22,5 % en moyenne.

Deux stratégies d’endettement. Seule différence de taille entre les deux conseils régionaux : leur niveau d’endettement. La Région LR « a fait le choix d’augmenter fortement l’endettement au cours de la dernière mandature pour financer des investissements très dynamiques », alors que Midi-Pyrénées présente « un niveau de dette par habitant le plus faible de France ». 75 % du stock de dette de la nouvelle Région viendra de la Région LR. Pour autant, cette dette « ne met pas en péril la santé financière de la nouvelle région », estime l’Institut Montaigne, la capacité de désendettement du nouveau conseil régional se situant « autour de trois années, c’est-à-dire à un bon niveau ». Mais le nouvel ensemble « ne pourra pas adopter la même stratégie pour la même mandature, au risque de dégrader significativement ses ratios financiers ». Autre bémol relevé par l’Institut, qui concerne toutes les Régions françaises : la grande Région « ne pourra pas compter sur des recettes dynamiques ». La baisse de la dotation globale de fonctionnement « va entraîner entre 2015 et 2017 une diminution de 120 M€ des recettes de fonctionnement de la nouvelle région, soit près de 5 % des recettes des deux Régions réunies ». Pour l’Institut, la « pleine mobilisation de recettes complémentaires », notamment dans le cadre du Feder et du contrat de plan Etat-Région, « sera donc nécessaire pour pallier ces difficultés ».

Henri Frasque, avec HV
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