LRMP, 4e région de France pour l'économie sociale et solidaire
Les chambres régionales de l'économie sociale et solidaire (ESS) de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon vont fusionner. Une assemblée extraordinaire est programmée pour juin 2016. Une rencontre a permis, mercredi 2 décembre, de finaliser le rapprochement. La structure du Languedoc-Roussillon, qui fête ses 15 ans d'existence, va « absorber » celle de Midi-Pyrénées. Les modalités devraient être fixées d’ici à juin 2016. On ignore à ce jour qui prendra la présidence de la nouvelle Cress de la grande région. L'économie sociale et solidaire représente 211 772 emplois en Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, ce qui placera la future grande région au 4e rang derrière l'Île-de-France, Auvergne/Rhône-Alpes et Aquitaine/Poitou-Charentes/Limousin. L'ESS représentera 12,1 % de l'emploi total dans la future grande région. En nombre d'établissements, LRMP sera la 3e région française avec 22 848 structures, devant Aquitaine/Poitou-Charentes/Limousin. « Nous avons toujours eu historiquement une forte présence de l'économie sociale et solidaire dans notre région. Le LR était la 4e région française. Le réseau bancaire est composé au trois quart de banques coopératives, le tourisme social, en particulier sur le littoral, est très développé », confie Olivier Hammel, actuel président de la Cress LR. « Reste maintenant à savoir comment le futur conseil régional de la grande région va considérer notre secteur dans le futur développement économique ».
Financements. Une étude, commanditée par le Conseil national des chambres régionales de l'économie sociale, a été réalisée par l'Airdie (représentant régional de France Active) en Languedoc-Roussillon sur le financement des entreprises de l'économie sociale et solidaire. Quoique régionale, elle reflète des tendances communes aux deux régions. « Il en ressort que la santé des entreprises est bonne et dynamique. Elle créent de l'emploi et ont des projets nécessitant des financements, mais ces derniers ne sont pas toujours adéquats et cela peut les fragiliser », résume Laetitia Leonard, directrice de l'Airdie. Le financement de ces structures se fait à hauteur de 52 % par des fonds privés et 48 % par des fonds publics. « La part du public a baissé, ce qui a permis d'innover dans les formes de financement ». Notamment avec le recours au crowdfunding, ou financement participatif.










