Fil infos

| | 11/02/2009

Lozère/Industrie – Arcelor demande 10 départs volontaires à l’usine de Saint-Chély-d’Apcher

9 000 dans le monde, dont 6 000 en Europe, 1 400 en France et 10 en Lozère : c’est le nombre de départs volontaires demandés par la direction d’Arcelor Mittal, sur les 180 équivalents temps plein du site de production de Saint-Chély-d’Apcher. Un calcul réalisé au prorata du nombre de postes, et qui ne concerne que les services généraux et administratifs : « Si tous les départs se font de ce coté, on va avoir du mal à tourner, confie Bernard Joubert, délégué CFE-CGC ». « On produit de l’acier pour les transformateurs, les moteurs électriques, les alternateurs, détaille le nouveau responsable du site, Daniel Crunig. Pour le 1er trimestre, le carnet de commande est chargé car on est moins affectés que ceux qui fournissent le bâtiment et l’automobile ». Contrairement au site de Fos-sur-Mer (13) d’Arcelor Méditerranée, dont dépend l’usine lozérienne : « En pourcentage du nombre d’employés, il y aura pourtant moins de départs volontaires (environ 110, ndlr) à Fos que chez nous, alors qu’ils tournent à mi-régime s’étonne Bernard Joubert. D’autant qu’on a déjà connu une vingtaine de suppressions d’emploi ces dernières années, et que nous avons en permanence une vingtaine d’intérimaires dans l’usine ».Un plan social dans la foulée ?Les salariés ont trois mois, du 3 mars au mois de juin, pour faire connaître leur intention de partir. « Quatre peuvent être concernés par les mesures d’âge, détaille Bernard Joubert. Deux sur ces quatre devraient en profiter ». Si Arcelor Mittal n’obtient pas le nombre de départs volontaires demandés au niveau mondial, « il faudra regarder la conjoncture du groupe confie Daniel Crunig. Un plan social dépendra de plein de choses ». Preuve qu’il est envisagé. En attendant, la conjoncture empêche aussi le plan d’investissement de 75 M€, annoncé en juillet dernier, d’être mené à bien, malgré des commandes qui ne réduisent pas : « Le plan n’est absolument pas remis en cause, rassure Daniel Crunig. Il est simplement retardé. Il s’agit ici d’un problème de liquidités lié à la crise ». Une version confirmée par la CGC.F.D.

Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie