Aude
L’OPH du Grand Narbonne va réhabiliter 1 472 logements

« 52 M€ vont être investis pour restructurer le bâti de l’Office sur les cinq prochaines années, dont plus de 15 M€ dès 2013 », indique, ce 14 février, Loïc Darras, le nouveau directeur de l’OPH du Grand Narbonne (62 salariés), arrivé en décembre dernier. 1 472 logements au total vont être réhabilités, soit 40 % du parc. Loïc Darras a planché sur le plan d’aide au rétablissement de l’équilibre de l’OPH et sur un plan stratégique du patrimoine, prévu sur cinq ans, pour assurer la rénovation et l’amélioration du parc (3 500 logements, dont 98 % à Narbonne). Des opérations rendues possibles grâce à l’assainissement de la situation de la structure et sa recapitalisation appuyée par la Caisse de garantie du logement social, ou encore les aides à l’habitat de l’Etat, du Grand Narbonne, du conseil général et de l’Anru… « En 2012, 360 logements sociaux ont été construits par d’autres bailleurs sociaux du département », précise Jacques Bascou, président de l’OPH et du Grand Narbonne, montrant ainsi que la production de logements sociaux n’a pas été interrompue.
Priorités
« Cela fait près de 10 ans qu’une telle somme n’a pas été investie dans l’intérêt des locataires et au profit de l’économie locale », indique le directeur de l’OPH, en soulignant que des appels d'offre ont été lancés et que d'autres sont imminents. 2013 sera donc une année de redémarrage et de reconquête pour l’OPH, qui entend redevenir un acteur majeur dans son secteur. Les investissement de 2013 portent sur 10,3 M€ consacrés à des opérations de réhabilitation dont la première tranche représente 490 logements. S’ajoutent aussi 5,3 M€ d’opérations neuves avec l’Anru. Parmi ses priorités, l’OPH liste les 256 logements du Pastouret, dont les travaux de réhabilitation débuteront en juin, ou encore ceux de Saint-Jean-Saint-Pierre (169), prévus pour mi-mai. Une première tranche est prévue à Razimbaud où 211 logements sont concernés pour la sécurisation des halls d’entrée et des caves. Les habitations Ferroul (15), Sermet (5), Paul-Tournal (56), Robespierre (22), Brossolette (12), Saint-Salvayre (12) vont connaître une réhabilitation concernant le bâti et les équipements.
Dysfonctionnements
L'OPH a également rendu public le rapport de la Mission interministérielle d’inspection du logement social (Miilos), particulièrement critique à l'égard de sa gestion. « Selon le rapport, la situation de l’OPH allait bien jusqu’en 2005. Il précise aussi que l’organisation mise en place était inadaptée pour l’avenir au regard des ambitions affichées », explique Jacques Bascou, maire de Narbonne, qui préside l'OPH depuis 2008. La capacité d’autofinancement s’est altérée jusqu’à devenir négative. En 2008, le résultat accuse une baisse de 68 % par rapport à 2005. « En 2008, la situation est telle qu’elle ne permet plus à l’OPH de faire face aux frais d’entretien et de lancer de nouveaux programmes », note-t-il. De nombreuses irrégularités mettant en cause les deux directeurs de l’OPH qui se sont succédés ont été soulevées, ainsi que des défaillances en matière de gouvernance, des problèmes de marchés publics, de gestion locative et entretien du patrimoine, des attributions et vente de logements... « Entre-temps, il y a eu aussi de nombreux points résolus comme la question des marchés publics », rappelle Jacques Bascou. Le rapport juge que les capacités financières de l’OPH « fortement dégradées ne lui permettent plus d’assumer les importants besoins d’entretien et de mise en sécurité du patrimoine et encore moins de développer une offre nouvelle ». Loïc Darras, le nouveau directeur de l’OPH et spécialiste du redressement d’OPH, précise que la dette de l’OPH a pu être négociée avec la CDC et ramenée de 60 à 38 M€. « Nous pouvons dégager près de 800 000 €, une bouffée d’oxygène qui nous apporte de la capacité d’autofinancement » précise-t-il en ajoutant « Si la caisse de garantie du logement social a accepté notre plan de redressement, c’est donc que la situation n’est pas désespérée », souligne Jacques Bascou, qui dit avoir pris de nombreuses mesures pour redresser la structure.










