Hérault
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L'opéra et l'orchestre de Montpellier cibles de la cour des comptes
Le rapport d’observations définitives que viennent de rendre les magistrats de la cour régionale des comptes au sujet de la gestion de l’association Opéra et Orchestre national de Montpellier (Eutrep) pour les exercices 2002 et suivants met en avant plusieurs dysfonctionnements dans l’organisation de cette structure. Le rapport pointe tout d’abord la « dépendance » de l’association vis à vis des collectivités. Le total des subventions publiques représentait en effet 92,5 % des produits d’exploitation en 2007, contre 88,6 % en 2002, soit une hausse de quatre points. « Globalement, l’ensemble des subventions publiques a progressé de 19,3 % entre 2002 et 2007, alors que dans le même temps, les ressources d’exploitation ne progressaient que de 14,2 % et la production vendue (billetterie, coproduction, sponsoring, vente de cd) diminuait de 19,3% » notent les magistrats. De 19,35 M€ en 2002, le montant des subventions allouées a ainsi été porté à 23,172 M€ en 2008.
Masse salariale en augmentation
Quant aux « ressources propres » de l’Euterp, la cour des comptes s’étonne de l’insuffisance des ressources de l’association par rapport à la moyenne nationale : 7,9 % du budget global en 2006 contre 16,8 %
pour la moyenne soit une somme de l’ordre de 2,15 M€. faiblesse que la direction justifie par une politique tarifaire fixant le prix des places à un niveau bas. De fait, la cour des comptes préconise la recherche « d’un équilibre économique d’ensemble ». Côté salaires, les magistrats relèvent une augmentation constante de la masse salariale : de 58,1 % en 2002 à 64 % en 2008. « Une étude approfondie portant sur la fonctionnalité des deux structures (opéra et orchestre)mériterait d'être réalisée pour mieux mesurer la pertinence de certains postes en regard des missions à partager plus étroitement. » Des charges d’exploitation (salaires + charges sociales) qui atteignaient 25,38 M€ en 2008 pour 205 salariés. Quant au salaire du surintendant, René Koering, ce dernier est passé de 174 330 € en 2002 à 298 128 € en 2008. Un niveau de rémunération que la cour des comptes juge « inhabituel eu égard à l’origine publique des ressources de l’association. »










