Logements neufs : le marché toulousain en chute libre
Une baisse inquiétante selon les professionnels. Avec 1 412 unités recensées, le nombre de logements neufs mis en vente dans l’aire urbaine de Toulouse (453 communes) s’affiche en recul de 42 % au 1er trimestre, selon les chiffres présentés le 15 mai par l’ObserveR de l’immobilier toulousain. À Toulouse, la baisse atteint 28 % par rapport à la même période de 2018, avec un total de 943 logements mis sur le marché au cours des trois premiers mois de l’année. « Cette situation entraîne une forte tension commerciale. Actuellement, l’offre disponible ne permet pas de répondre à la demande importante en matière de logements neufs. De fait, les prix de vente sont mécaniquement à la hausse. Celle-ci s'élève à près de 4 %, avec une moyenne de 3 809 €/m2 », indique Jean-Philippe Jarno, président de l’ObserveR.
Dans le même temps, « l’offre disponible diminue de 23 %, avec seulement 5 318 logements en stock dans l’aire urbaine, représentant un écoulement théorique de neuf mois ». Un signe supplémentaire d'un marché en situation de sous-offre, poursuit le représentant de l’observatoire immobilier en évoquant une situation comparable au niveau national. Principale explication avancée pour justifier cette situation : l’entrée en période pré-électorale. « Ces dernières sont traditionnellement peu favorables au développement de nouveaux projets immobiliers. Cela se traduit aujourd'hui par une baisse significative du nombre de permis de construire accordés », complète Jean-Philippe Jarno. Toujours selon l'ObserveR, les ventes de logements neufs diminuent de 2 % à Toulouse avec 1 031 transactions enregistrées, et de 8 % dans l’aire urbaine (1 726). Une autre conséquence directe de l’absence de nouveaux biens mis sur le marché.
Investisseurs
En termes de commercialisation, les investisseurs représentent la majeure partie des acquéreurs de logements neufs avec 64 % des transactions réalisées dans la capitale régionale au 1er trimestre. Les ventes en accession aidée, via les dispositifs de prix maîtrisé ou de PSLA (prêt social location-accession), progressent de 15 % dans l’aire urbaine avec 576 ventes recensées.










