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Immobilier
| 17/10/2018

Logement social : Saurel précise sa stratégie

Lors de la présentation du futur directeur général d’ACM Habitat (à partir de début 2019), Stéphane Boubennec, le 15 octobre, Philippe Saurel, président DVG de Montpellier Méditerranée Métropole, a confirmé son intention d’inscrire 42 % de logements sociaux dans le prochain PLH (programme local de l’habitat), qui sera voté l’an prochain.
« Je ne souhaite pas, bien sûr, que Montpellier ait autant de logements sociaux qu’à La Courneuve (93). Mais nous sommes contraints de fabriquer davantage de logements sociaux. On va les répartir et les comptabiliser de façon différente. Dans le prochain PLH, on va rendre obligatoire 36 % de logements sociaux (30 % dans l’actuel PLH, NDLR), auxquels s’ajouteront 6 % de PSLA (prêt social location accession). C’est un affichage beaucoup plus important que l’actuel PLH. Et nous réduirons le seuil de déclenchement de 30 % de logements sociaux obligatoires dans des opérations immobilières privées dans le secteur diffus. Ce seuil sera abaissé de 1 400 m2 aujourd’hui à 1 200 m2. »

L’élu rappelle que l’aire de Montpellier reste en retard en pourcentage de logements sociaux par rapport à la moyenne nationale, du fait de l’absence de passé industriel notamment. Or, « 70 % des ménages répondent aux critères du logement social ». Il entend « convaincre les maires de céder des terrains pour créer davantage de logement social ». Même s’il admet que « des communes n’ont pas de foncier disponible, comme Pérols, Cournonterral ou Lattes, entre loi Littoral, zones inondables et Natura 2000 ».

Claudine Frêche, directrice générale d’ACM Habitat depuis 2005, voit se profiler « une recomposition du paysage du logement social », sur fond de « 6 à 7 % de baisse de loyers. C’est une perte sèche, sans contrepartie ». Un cap qu’elle confie à son successeur, Stéphane Boubennec : l’accroissement du parc. « Il faudra reconstituer les marges. Ça ne pourra passer que par la construction de logements neufs. C’est la meilleure solution : nous répondons à un besoin qui est de plus en plus fort, et ça nous permet aussi de survivre, et de nous inscrire dans les objectifs du PLH. » Elle conseille aussi de « limiter le recours à la Vefa (vente en l’état futur d’achèvement, NDLR). Il est plus intéressant de construire en direct : cela coûte moins cher ».

Stéphane Boubennec, 47 ans, a été officier de marine, avant d’être directeur financier puis directeur général adjoint de l’Opac Côte d’Azur Habitat, puis de s’orienter vers un laboratoire pharmaceutique. Sur sa feuille de route, outre une montée en puissance de la construction de nouveaux logements : « Le dossier Anru, et notamment celui de la Mosson - Cap de Mail, Gémeaux, opération de relogement et de démolition de la tour d’Assas -, le programme des copropriétés dégradées, le respect du futur PLH et la mise en œuvre territoriale du plan Logement d’abord », égrène Philippe Saurel. Stéphane Boubennec, qui vient de la région Sud (Paca), se donne « le temps d’observer et de comprendre, pour adopter les stratégies appropriées ».

Hubert Vialatte / vialatte@lalettrem.net
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