L’Occitanie manque toujours de logements sociaux
« En 2018, l’Occitanie comptait 288 850 logements sociaux pour un stock de demande de 145 000 », indique Sylvie Chamvoux, directrice régionale de la fondation Abbé Pierre, qui a présenté le 21 mars le rapport d’activité du mal logement en région. La situation est tendue en Occitanie et constitue encore un facteur d’exclusion. « Sur la métropole de Montpellier, qui connaît la situation la plus critique, il y a un logement social pour sept demandes. À Toulouse c’est moins tendu », précise-t-elle. En 2018, 10 236 logements sociaux (dont 8 172 très sociaux) ont été financés, contre 12 327 en 2017. « Au regard de la demande, cela paraît peu et pourtant la production régionale de logements sociaux est importante. Mais elle continue de souffrir d’un retard structurel de production », poursuit-elle. Si « la production 2019 devrait être sensiblement égale à celle de 2018 », la fondation craint toutefois que la baisse des APL, la RLS et la hausse de la TVA fragilisent la production de logements sociaux dans les années à venir.
Pour répondre au besoin de logement, le parc privé pourrait être une alternative mais le niveau des loyers constitue un frein, notamment à Montpellier – ville la plus chère de l’Occitanie avec un loyer médian de 12,3 €/m2. Un travail s’opère sur les réhabilitations et le préfet de l’Hérault entend examiner la question des réquisitions de logements. Pour autant, Nîmes Métropole, Montpellier Méditerranée Métropole et la Ville de Toulouse mettent en œuvre le Plan Logement d’abord, dont les effets seront perceptibles dans les 2 à 3 ans à venir.










