Languedoc-Roussillon
Infrastructures
LNMP : « Pas de raison que ça ne se fasse pas », selon le préfet

A l’occasion du premier comité de suivi du contournement Nîmes-Montpellier, le préfet Pierre de Bousquet et le président de région Christian Bourquin n’ont eu d’autres choix que de commenter l’incertain devenir de la ligne nouvelle Montpellier Perpignan (LNMP), toujours soumise à la décision de Bercy dans un contexte de restrictions budgétaires. « Nous avons très bon espoir que ça se fasse, a indiqué le préfet Pierre de Bousquet. C’est le dernier maillon dans la réalisation d’un réseau européen d’envergure. Nous n’avons à ce jour pas d’indice que ce chaînon manquant ne se fera pas. Mais il ne m’appartient pas d’annoncer quoi que ce soit aujourd’hui. Prenons un sujet après l’autre. Nous travaillons dans ce sens, pour terminer le réseau, dont le CNM est aussi un maillon essentiel. »
Lancement opérationnel de la formation
« Visiblement le contournement de Nîmes-Montpellier ne vous intéresse pas, a noté, mi-amusé, mi-agacé, Christian Bourquin. Il s’agit quand même d’un chantier de 2 Md€, qui va mobiliser 6 000 emplois d’ici à 2017. » Ce chantier représente 80km de ligne nouvelle. Le démarrage effectif est prévu en octobre pour quatre ans, et mettra Montpellier à moins de 3h de Paris. Ce premier comité de suivi depuis la nomination du groupement Oc’Via, à qui RFF et ses partenaires financiers, dont le conseil régional, l’Etat, et les collectivités locales, ont confié en juin dernier la conception, la construction et la maintenance de la ligne pour 25 ans, visait entre autre à lancer de manière opérationnelle la formation des personnels dont les entreprises vont avoir besoin soit 2000 personnes en emploi direct. Pôle emploi et la région sont les deux référents en la matière, et si certains besoins ont été anticipés, les choses sont aujourd'hui plus claires. « Les dispositifs vont s'activer dès demain (aujourd'hui, NDLR) afin que tous les postes puissent être pourvus », s'est félicité Christian Bourquin, dont l'ambition est que le maximum de postes soient pourvus localement.
20 % pour les PME-PMI
Si le chantier en propre doit démarrer en octobre, 300 personnes travaillent d’ors et déjà à la base travaux de Générargues, et les premiers marchés ont été emportés par des entreprises gardoises. « Il existe une clause, permettant de réserver 20% des marchés à des PME-PMI, a expliqué le préfet. On peut imaginer que cela favorisera les entreprises locales. » Le représentant d’Oc’Via a par ailleurs indiqué qu’un partenariat avait été conclu entre le groupement et les CCI ainsi qu’avec la FRTP, pour qu’ils fournissent une liste de leurs adhérents, et que ceux-ci soient informés des marchés à prendre. Une clause d’insertion sociale à hauteur de 7 % des personnels fait également partie des clauses auxquelles est soumis le groupement.
Légende : le préfet Pierre de Bousquet et le président de région Christian Bourquin, entouré (à gauche) de Jean Denat, représentant le conseil général du Gard, et Jean-Pierre Mourre, président de l'Agglomération de Montpellier.










