LNMP : baisser le coût… à tout prix
Baisser le coût de la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (montant actuel : environ 7 Md€), pour rendre le projet compatible avec la politique d’austérité du gouvernement Ayrault : c’est le credo des décideurs régionaux, et le principal enseignement du comité de pilotage de ce lundi 8. « Nous voulons structurer un projet dont le coût se situera entre 5 Md€ et 5,5 Md€ », a déclaré mercredi 10 Robert Navarro (photo), 1er vice-président de la Région L.-R., en marge de Top Transport Europe. Les clés de répartition : « entre 1 et 1,2 Md€ pour la Région et les autres collectivités, environ 1 Md€ pour l’Etat et l’Europe, et entre 3 et 3,5 Md€ qui viendraient de partenaires privés ». Deux leviers sont identifiés pour économiser : l’abandon de la mixité (grande vitesse/fret) de la ligne nouvelle pour la traversée de l’Aude, et l’abaissement de la vitesse de 350 km/h à 220 km/h. « La grande vitesse (demandée par NKM, alors ministre de l’Ecologie, dans une décision ministérielle du 14 novembre 2011) n’est pas un impératif. Mettre 10 mn de plus ou de moins pour aller à Barcelone n’empêchera pas les gens de prendre le TGV. »
Gares à Béziers et Narbonne : « pur affichage »
Quant au principe de la création de deux gares à Béziers et Narbonne, annoncé lundi, « il relève du pur affichage politique, indique une source proche. Cette décision permet aux élus des deux villes de porter ces projets de gare nouvelle, sans aucune garantie qu’elles se réalisent un jour. » Robert Navarro confirme : « C’est les décideurs en place dans dix ans qui décideront de la pertinence, ou pas, de réaliser ces deux gares. En interdire l’une des deux dès aujourd’hui eût été stupide, puisque nous n’en sommes pas encore à discuter de financement. La question du financement ne se posera pas avant 2017-2018 pour la ligne nouvelle elle-même, et après pour les gares. »
Prochaine étape : la tenue d’un comité partenarial d’information, mi-novembre, à Montpellier.










