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Languedoc-Roussillon
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Emploi
| 23/05/2013

L’intérim à la peine

La crise impacte le recours au travail temporaire en L.-R. selon la dernière étude statistique publiée par la Direccte. Entre 2007 et 2011, « si le nombre de contrats conclu a augmenté de 2,6 % », le volume de travail temporaire a reculé de 8,6 % et la durée moyenne des missions est passée de 1,9 à 1,6 semaines. Autre constat, l’évolution du volume annuel d’intérim « n’est pas linéaire, traduisant la fragilité de l’activité économique régionale ». Après une forte baisse en 2008 et surtout en 2009, la reprise s’est amorcée en 2010 et 2011 (450 000 contrats conclus), avant un nouveau repli en 2012 (420 000 contrats).
Le secteur de la construction largement affecté
Une contraction de l’intérim particulièrement sensible pour les jeunes de moins de 26 ans, qui représentent un tiers des intérimaires du L.-R., alors que ceux de plus de 50 ans sont les moins affectés par ce recul.
Toujours selon cette étude, c’est le secteur de la construction qui est le plus affecté par la diminution du recours à l’intérim à l’heure où le nombre de salariés permanents évoluant dans ce secteur est lui aussi à la baisse « traduisant la morosité conjoncturelle de cette activité en région. »
En 2012, seul le département de Lozère a enregistré une légère augmentation des emplois ETP, mais sur de faibles volumes. Tous les autres départements ont vu leur volume de travail temporaire diminuer par rapport à 2011 : - 15,9 % dans le Gard, - 15,6 % dans l’Aude, - 11,2 % dans l’Hérault et - 8,7 % dans les Pyrénées-Orientales.
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