L’Insee passe au crible l’impact économique de Marcoule

Les sites nucléaires de Marcoule (4 000 emplois directs) et du Tricastin impactent « 20 % de la population et de l’emploi, directement ou indirectement », sur 208 communes de l’Ardèche, de la Drôme, du Gard et du Vaucluse, indique l’Insee Rhône-Alpes dans une étude récente. L’activité des deux sites « génère 19 000 emplois et fait vivre environ 50 000 personnes ». Au total, 700 établissements fournisseurs et sous-traitants sont concernés. Parmi les principaux figurent Orys Tricastin (réparation, maintenance et installation d’équipements), Spie Nucléaire (travaux de construction spécialisés), Onectra et Assystrem (ingénierie). 22,3 % des effectifs des sous-traitants sont consacrés aux commandes des trois donneurs d’ordres principaux : EDF (production d’électricité), Areva (soutien aux producteurs d’électricité nucléaire) et le CEA (recherche fondamentale et appliquée).
Des salaires élevés, mais une fuite des jeunes
Les niveaux de salaires sont au-dessus de la moyenne, du fait de métiers spécialisés, dans l’énergie, l’eau, la gestion des déchets, la dépollution, la fabrication de produits industriels, l’industrie chimique, la métallurgie ou encore la réparation et l’installation de machines et d’équipements. Paradoxe : cette activité nucléaire « contribue à une offre d’emplois stables sur le territoire, mais celle-ci ne correspond pas toujours aux ressources locales. Le chômage des jeunes reste important. » Le territoire étudié connaît ainsi de nombreux départs de jeunes de 15 à 24 ans. « Chaque année, 2 400 jeunes le quittent, quand seulement 1 300 viennent s’y installer. »










