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| 30/01/2013

L’incubateur Midi-Pyrénées, fabrique à start-up

Nouveau site internet, nouvelle démarche et critères de sélection, nouveaux locaux, temps d’incubation réduit et pérennité prioritaire. L’incubateur Midi-Pyrénées, qui a fêté ses douze ans, a décidé de changer de braquet, à l’aune du nouvel écosystème innovant.

Appels à projets, preuve de concept. La sélection des projets – une douzaine par an - se fera dorénavant via 2 appels à projets annuels (contre 4 commissions). Parmi les critères, le lien obligé avec un laboratoire de recherche public a été abandonné, au profit de la preuve de concept voire un premier prototype. Le potentiel entrepreneurial sera également jaugé. Les incubés conserveront l’avance remboursable de 50 K€, ainsi que les cessions de formation. Le temps d’incubation a lui été réduit – 12 mois, contre 18 mois en moyenne – avec des étapes resserrées : workshop, exploration, lancement et accélération.

Maturité et émulation. « La non-transformation des projets venait de leur immaturité. Il nous faut travailler là-dessus. L’ambition est que, d’ici 2 ou 3 ans, le taux d’échec en création d’entreprise (30 %) soit divisé par deux » indique Anne-Laure Charbonnier, directrice de l’Incubateur. Dès l’étape 2, la viabilité du projet sera jugée, et la sortie de l’incubation devra signifier peu ou prou levée de fonds… Sacré défi. Au-delà des financeurs régionaux, le démarchage auprès des fonds d’investissement parisiens va se faire prochainement.
L’ensemble des projets va être hébergé dans un nouveau lieu, 300 m2 dans le quartier Saint-Michel de Toulouse. Un moyen de favoriser l’émulation, l’organisation des formations, mais aussi l’accompagnement « agile ». Bémol au timing plus court d’incubation et l’accompagnement serré : l’équipe de permanents reste de 4 personnes.

Finances... et partenaires. Le budget (1,2 M€ en 2012) pourrait lui… baisser ! L’Etat, 2e financeur (30 %) après le Conseil régional, pourrait en effet se désengager en 2014. Il faudra donc aller chercher de nouveaux partenaires… Quant aux relations avec Toulouse Tech Transfer, une convention a été signée. Objectif : favoriser les échanges d’informations sur les projets en cours. L’incubateur pourra aussi faire appel à TTT, comme prestataire, afin de bonifier un dossier avec de la recherche publique ou de l’expertise en matière de propriété intellectuelle. Le cabinet RH Auréa sera également sollicité, de même que des consultants, pour l’animation de workshop.

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