Limatech va implanter une unité industrielle à Grenoble
La société toulousaine Limatech, qui développe une batterie au lithium dédiée au secteur aéronautique, va implanter sa première unité de production à Grenoble, à proximité de son pôle R&D. Le montant de l'investissement et le calendrier de l'opération ne sont pas précisés pour le moment, « car les démarches de négociation sont en cours », indiquent à La Lettre M les cofondateurs de Limatech, Florence Robin et Maxime Di Meglio. En parallèle, l'entreprise - qui prévoit que ses batteries « vertes » puissent remplacer à terme les technologies les plus polluantes et toxiques, de façon à réduire sensiblement l'impact carbone du trafic aérien – poursuit ses réflexions « avec les différentes parties prenantes toulousaines », dans le but d' « envisager une présence plus soutenue sur le territoire ». Son objectif ? « Dupliquer, dans une deuxième étape après Grenoble, ce premier site de production sur Toulouse ou d’autres sites internationaux, en réponse aux besoins commerciaux », précisent les cofondateurs.
Une « passerelle » entre Toulouse et Grenoble
Le but recherché est de « créer une passerelle entre les deux vallées phares internationales, celle de l’électronique et celle de l’aéronautique, assure Florence Robin. Nous avons fait ainsi le choix d’être présent à la fois à Toulouse, capitale aérospatiale européenne, et à Grenoble, au sein de l’écosystème électronique high tech.» Limatech ambitionne, à l'horizon 2025, d'assembler 9 000 batteries de 12 et 24 volts par an, visant ainsi 10 M€ de CA, avec une soixantaine de salariés. La société, qui compte actuellement 10 collaborateurs, a reçu récemment une subvention européenne de 2 M€, dans le cadre du Green New Deal. En septembre 2020, elle avait déjà levé 2,2 M€ auprès de ses actionnaires historiques – les fondateurs, ainsi que des business angels – et de nouveaux entrant, dont Bpifrance (250 k€ en obligations convertibles) et un pool d’investisseurs via la plateforme de financement participatif Finple.










