Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan : les travaux devraient débuter en 2029
« Une mobilisation renforcée et un calendrier respecté. » Réuni le 11 juillet sous la coprésidence de la préfecture de la région Occitanie et de la Région, le comité de pilotage de la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP) entérine la mobilisation autour de ce projet en précisant son planning de réalisation. « Le début des travaux de la phase 1 – Montpellier-Béziers – est confirmé pour 2029, avec une mise en service en 2034 », indiquent les deux parties. Autre précision : la concertation autour des gares nouvelles et du trafic de fret de la phase 2 (Béziers-Perpignan), organisée sous l'égide de la CNDP (commission nationale du débat public), se déroulera à partir d'avril 2026 en vue du lancement de l’enquête publique en 2030.
Un coût global estimé à 6 Md€
Réalisé en deux phases, le projet de LNMP va mobiliser un investissement global de 6 Md€. La première tranche reliera Montpellier à Béziers, soit 52,3 km de ligne nouvelle et 7 km de raccordement au réseau existant, pour un coût de 2 Md€. La phase 2 porte sur la réalisation de 97,7 km de ligne nouvelle, 23 km de raccordement et la création de deux nouvelles gares à l’ouest de Narbonne et à l’est de Béziers pour un investissement global de 4 Md€. « Le comité de pilotage a bien montré l’adhésion des acteurs locaux et leurs attentes vis-à-vis du projet de LNMP, ce qui est un très fort atout dans le contexte des travaux qui vont suivre les conclusions de la conférence nationale "Ambition France Transports", explique Pierre-André Durand, préfet de la région Occitanie. Il faut être confiant sur l’avenir du projet, qui s’impose comme une réponse indispensable aux besoins du territoire, à la situation de saturation de la ligne existante, à la nécessaire résilience du réseau ferroviaire ainsi qu’enfin aux besoins de liaison européenne avec l’Espagne. » Un constat partagé par Carole Delga, présidente de la Région Occitanie. « La mobilisation de notre territoire pour la concrétisation de la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan est plus forte que jamais, explique l’élue régionale en appelant l’État à confirmer sa participation au projet. C’est pourquoi, je demande au Gouvernement de confirmer avant la fin de l’année le calendrier d’engagement de son financement. »











