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Languedoc-Roussillon
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Institutions
| 6/03/2014

L'Ifrap décerne bons et mauvais points aux grandes villes du L.-R.

Quelles sont les grandes villes les mieux gérées de France, comment se comportent les trois plus grandes du Languedoc-Roussillon ? La Fondation iFRAP vient pour la première fois de se pencher sur une série d’indicateurs dans les 30 plus grandes villes hors Paris, dont Montpellier, Nîmes et Perpignan, à partir des comptes administratifs. Elle associe les données des communes et de leurs intercommunalités pour les dépenses de fonctionnement, d’investissement, d’endettement, et reste sur les données des villes pour la fiscalité et l’absentéisme. La Fondation relève de grands écarts, de 1 à plus de 2 sur les dépenses totales par habitant et les charges de personnel, ou encore pour le poids de la fiscalité par habitant.

Les trois grandes villes-agglomérations du Languedoc-Roussillon sont sur quelques podiums :

• Nîmes arrive deux fois parmi les 3 « meilleures villes de France » sur les charges de personnel : n°2 pour la part des charges de personnel dans les charges de fonctionnement (34,48 %) derrière Reims et devant Rennes, n°3 pour les charges de personnel par habitant (666,33 €) derrière Reims et Villeurbanne. En revanche, la ville de Nîmes est n°2 du podium des « 3 moins bonnes » villes sur la fiscalité (1 106,68 € d’impôts et taxes par habitant) derrière Grenoble et devant Bordeaux. La ville de Montpellier est à 724,45 € et celle de Perpignan à 689,28 €.

• Montpellier a deux mauvaises places : la ville est n°2 pour l’absentéisme en nombre de jours de maladie ordinaire (19,35), derrière Grenoble (20,93) et devant Bordeaux (17,84). Un classement contesté par le maire, Hélène Mandroux, qui « dénonce un mode de calcul aléatoire ». En se référant au récent rapport de la chambre régionale des comptes, elle « revendique, tout en les déplorant, des chiffres revus à la baisse : 11 % (et non 17,8 %) de taux d'absentéisme avec 28 jours (et non 39) d'absence, selon elle, par agent ».
Montpellier et son agglomération se placent aussi n°2 pour la dette par habitant (2 888,50 €), loin derrière Marseille (3 811,40 €) et devant Saint-Etienne (2 740,67 €).

Par ailleurs, la Fondation iFRAP signale « la place particulière du Havre et de Montpellier qui dépassent les 50 % de dépenses d’investissement et la situation de Clermont-Ferrand qui est nettement en dessous de 30 %, alors que la moyenne des dépenses d’investissement se situe entre 30 et 40 % pour les villes de notre échantillon ».

• Perpignan monte sur deux « mauvais » podiums : n°2 pour la moins bonne capacité de désendettement, groupement inclus (13,43 années) derrière Marseille (16,87 ans) et devant Lille (8,75 ans) et n°3 pour le poids des charges de personnel dans les charges de fonctionnement (50,58 %) derrière Le Mans et Amiens. Sur ce point, Nîmes est à 34,48 % et Montpellier à 37,90 %. Par ailleurs, la capitale catalane est dernière des dépenses totales par habitant, groupement inclus (1 942 €), deux fois moins que Le Havre (4 071 €). Montpellier est à 3 500 € et Nîmes à 2 702 €.

* Les villes de Perpignan et de Toulon ont refusé de collaborer au comparatif, les chiffres ont été établis à partir des données fournies par la DGCL et le ministère de l’Economie

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