L’hebdo Le Point et les Verts L.-R. taclent les aides des collectivités à Ryanair
Dans son édition de ce jeudi 29, l’hebdo estime qu’il y a « trop de pistes d’aéroports » en L.-R. « Cinq : c’est le nombre d’aéroports en L.-R., dont trois (Béziers, Montpellier et Nîmes) sont à peine distants de 50 km les uns des autres. Pourtant, les liaisons internationales sont rares et celles avec Paris… parfois inexistantes. Ensemble, ces cinq plateformes ne génèrent même pas la moitié du trafic de Toulouse ou Marseille, et ont bien du mal à équilibrer leurs budgets. »?Dans un dossier intitulé « Les folles dépenses de vos élus », nos confrères taclent la politique d’aides publiques à Ryanair, alors que ce lundi 26, Montpellier Agglomération et la Région L.-R., présidés par Georges Frêche, ont décidé de maintenir une aide d’environ 1 M€ (530 K€ chacun) en 2010 à la compagnie low-cost : « Les villes, les départements et la Région dépensent des millions d’euros pour rénover pistes, aérogares ou parkings et même pour attirer les avions ! Sans ces aides publiques, beaucoup de compagnies, dont celles à bas coûts, n’ouvriraient pas de lignes. Outre les exonérations de taxes et la mise à disposition gratuite d’équipements, les édiles subventionnent indirectement les compagnies. Par exemple avec des dotations pudiquement qualifiées d’’ ‘aides marketing’ ou de ‘promotion touristique’ : ici une aide à la promotion d’une ligne de presque un million d’euros sur trois ans, là 200 000 euros de publicité sur le site Internet d’une compagnie… Ces pratiques sont régulièrement dénoncées par la cour des comptes. ‘Les élus locaux veulent tous leur aéroport. Mais, ici, le vrai patron du ciel, c’est Ryanair’, avoue un opérateur aérien. »
Les Verts attaquent
Dans un communiqué daté du 28 octobre, les Verts L.-R. déclarent : « Aujourd’hui, les transports aériens ne continuent à progresser que parce que le kérosène des avions n’est toujours pas taxé comme il le devrait. Transporter un passager en avion en Europe équivaut à rejeter environ 30 fois plus de CO2 par personne et par km parcouru qu’avec le train. Nos élus régionaux sont apparemment sourds aux mises en garde des scientifiques du monde entier à propos du lien entre réchauffement climatique et gaz à effet de serre. Par cette décision la Région continue à encourager les gens à prendre l’avion comme ils prendraient le bus, à aller de plus en plus loin pour pas cher, histoire de faire le ‘plein de soleil’ pendant un week-end (…) En Languedoc Roussillon, si la mer monte de 1 cm, cela signifie la perte de 68 cm de littoral. Or les modèles les plus optimistes prévoient une montée de 17 cm en 2050 et les plus pessimistes… 57 cm ! Si nous voulons minimiser les effets du réchauffement climatique, nous devons mettre l’écologie au coeur de notre développement économique. Plutôt que de favoriser le transport aérien, donnons la priorité aux transports doux et au tourisme responsable. »










