LGV Perpignan-Montpellier : 13 eurodéputés se mobilisent
Marie-Thérèse Sanchez-Schmid, députée européenne (P.-O.) et 12 autres eurodéputés alertent le ministre des transports français, Frédéric Cuvillier, des conséquences graves, selon eux, de l'abandon de la ligne LGV Perpignan-Montpellier (9 juillet) au cœur du corridor méditerranéen, reliant l’Espagne et le sud de la France à l’Italie et à l’Europe du Nord. Les élus s’appuient sur l'adoption par le parlement européen, le 19 novembre à Strasbourg, du Mécanisme d'Interconnexion en Europe (MIE), nouveau fonds de 26 Md€ destiné d’ici à 2020 au financement de projets prioritaires, notamment en matière de transport. « Ce report maintient la région Languedoc-Roussillon dans un enclavement territorial qui l'empêche de profiter de son positionnement stratégique sur l'arc méditerranéen. En outre, il condamne la Catalogne et l'Espagne à rester à la périphérie de l'Europe, malgré leurs investissements déjà consentis sur la LGV entre Perpignan et Séville », déclarent dans le courrier les signataires français et espagnols.
De plus en plus de voyageurs
Pour eux, cet abandon va à l’encontre des objectifs nationaux et européens en matière de cohésion territoriale et de mobilité, de développement économique et touristique entre l’Espagne, la France et le reste de l’Europe d’autant que : « Le flux de voyageurs et de marchandises entre la péninsule ibérique et le reste de l'Europe est en constante augmentation et l'UE est prête à financer avant 2020 à hauteur de 30 % ce projet prioritaire. (...) Il est donc indispensable que le gouvernement français revoie sa position et étudie toutes les options possibles pour maintenir le calendrier de mise en service du tronçon LGV Perpignan-Montpellier à l'horizon 2020 ».










