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Languedoc-Roussillon
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Transports - Logistique
| 4/07/2013

LGV Montpellier-Perpignan : un membre de la commission Mobilité 21 exprime ses regrets

Bertrand Pancher (photo), député (UDI) de la Meuse et membre de la commission Mobilité 21, exprime ses regrets sur le report après 2030 du projet de ligne nouvelle Montpellier-Perpignan préconisé par cette commission, dans L’Usine Nouvelle de ce jeudi 4 juillet. A la question « quels sont les projets que vous auriez aimé retenir ? », Bertrand Pancher répond : « Les projets à dimension européenne, comme le canal Seine-Nord ou la ligne à grande vitesse entre Montpellier et Perpignan (…). Nous n’avons pas étudié d’autres solutions de financement. Comme, par exemple, l’extension de la durée des concessions d’autoroute qui aurait pu rapporter tout de suite 10 milliards d’euros. Avec un minimum de volonté, on aurait pu doubler le budget de l’Agence de financement des infrastructures de transport (Afit). L’Allemagne va devenir le grand hub de transport européen, l’Europe du Nord et l’Italie s’engagent à développer leurs réseaux. Et pendant ce temps-là, la France abandonne le canal Seine-Nord, la LGV Bordeaux-Hendaye et le tronçon Montpellier-Perpignan. »

Yves Crozet : « la ligne actuelle n’est pas saturée »

Dans La Gazette de Montpellier de ce jeudi, un autre membre de la commission Mobilité 21, Yves Crozet, professeur en économie des transports, livre une analyse inverse : « Avant de lancer de nouvelles lignes, la vraie urgence, c’est de renforcer les nœuds ferroviaires, comme à Lyon et Marseille. Ce n’est pas la peine de multiplier les trains si les gares ne peuvent les accueillir. » Sur la thèse du ‘chaînon manquant’, il rétorque : « On vous raconte des sornettes. Personne ne fera Séville-Francfort en train ! (…) Il y a des doutes sur le trafic. Le TGV est une catastrophe en Espagne. Avec un réseau plus dense, il y a cinq fois moins de voyageurs. Il n’y aura donc pas forcément beaucoup de trains entre Barcelone et Marseille ou Lyon. Ce n’est pas la peine de dépenser des milliards pour un résultat incertain. » D’après lui, la ligne actuelle « n’est pas saturée, surtout si on la rend plus performante. On pense qu’une nouvelle ligne, c’est le paradis. Mais cela coûte cher, et cela ne correspond pas forcément au besoin. »

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