Fil infos

Languedoc-Roussillon
|
Transports - Logistique
| 29/01/2013

LGV Montpellier-Perpignan : Christian Bourquin veut « le plus beau et le plus cher »

Le président du conseil régional Christian Bourquin dit vouloir « le plus beau et le plus cher » pour la future LGV Montpellier-Perpignan, a-t-il affirmé lors de ses vœux à la presse régionale, ce matin, à l’hôtel de région. « Je le dis aux deux ou trois couillons qui ont voulu polémiquer avec moi », a-t-il ajouté. Interrogé sur son souhait, exprimé en novembre dernier, d’étudier l’abaissement de la vitesse à 220 km/h sur la future LGV, afin de faire baisser la facture de la ligne - une position critiquée par le nouveau préfet de région, Pierre de Bousquet -, Christian Bourquin a affirmé que sa position était « une façon d’inviter l’Europe à payer le passage de 220 à 350 km/h. Les couillons ont regardé le bout du doigt. D’autres ont vu que le doigt montrait la direction de l’Europe ». Selon le président de Région, une ligne à grande vitesse coûterait 7 Md€, contre 5 Md€ pour une ligne à 220 km/h. Son objectif serait, selon lui, que l'Europe finance cette différence. « J’ai rencontré fin 2012 le ministre (des Transports, NDLR) Frédéric Cuvillier, qui m’a fait part de sa volonté d’avoir plusieurs hypothèses de travail pour trancher la meilleure, ce qui impliquait des approches financières différentes ».

Le TER à 1 € pour tous à l’horizon 2015
Christian Bourquin a assuré qu’il « travaillait au rassemblement sur ce dossier, de toutes (ses) forces. Comment se pourrait-il que, dans la commission présidée par mon collègue Duron*, on puisse ne pas vouloir relier le réseau le plus long d’Europe, celui de l’Espagne, avec réseau le plus dense en fréquentation, en France, alors qu’ils n’ont pas de lieu sur 150 km ? »
Le président de la Région a, par ailleurs, réaffirmé sa volonté de mettre en place dans toute la région le TER à 1 €, expérimenté sur plusieurs tronçons. Le dispositif sera selon lui totalement en place « dans deux ans à deux ans et demi ». « En 2013, tous les segments passeront progressivement à 1 €. Ensuite, le billet coûtera 1 €, en heure creuse, sur la ligne principale (Nîmes-Montpellier-Perpignan, NDLR). Puis ce sera 1 € pour toutes les périodes ».
* Philippe Duron, député-maire PS du Calvados, président de l’Agence des infrastructures de France, à la tête d’une commission chargée de hiérarchiser les projets inscrits au Schéma national des infrastructures de transports
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie