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Région Occitanie
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Infrastructures
| 4/10/2017

LGV : mobilisation à Toulouse, mais pas unanimité

Plus de 500 élus, usagers et acteurs économiques d'Occitanie* participent, le 4/10 à Toulouse, à la journée de mobilisation organisée par la Région et l'association Eurosud Transport afin de soutenir les LGV (lignes à grande vitesse) Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan. Objectif : rappeler la nécessité et l'opportunité de ces deux projets, à l'heure où l'État remet en cause à la fois leur pertinence et leur financement.« Dans notre région, 5 millions de personnes sont aujourd'hui coupées de la grande vitesse. La LGV n'est pas "un plus", c'est une question de justice territoriale et de solidarité nationale. Qu'il s'agisse de Bordeaux-Toulouse ou de Montpellier-Perpignan, les enjeux sont considérables », résume Carole Delga, avant de rappeler « que des solutions innovantes peuvent être mobilisées sur la question des financements notamment ».

Un projet viable selon Jean-Luc Moudenc

Un rendez-vous qui intervient moins d'une semaine après que SNCF Mobilités ait annoncé avoir constaté un doublement du trafic TGV entre Paris et Toulouse, suite à la mise en service complète de la ligne entre Bordeaux et Paris. Un bilan qui fait réagir Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole : « Quelle démonstration éclatante du besoin et de l'envie de TGV dans le Sud-ouest ! Grâce à la réduction d'1h20 du temps de trajet, le trafic TGV entre Paris et Toulouse a doublé après seulement 3 mois d'exploitation. Cette performance de fréquentation confirme la viabilité économique du modèle TGV et l'urgence de réaliser le tronçon à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse. » Et d'ajouter que « la LGV est un projet à l'échelle nationale et européenne. La région la plus dynamique du pays ne peut être exclue de cette perspective. L'État a pris des dispositions dérogatoires pour Paris. Il faut le faire également pour des projets structurants en province. Cette injustice n'est pas acceptable. »

Enjeu de croissance

Pour Jean-Louis Chauzy, président du Ceser Occitanie et de l'association Eurosud Transport, « la mobilité est le premier enjeu des régions Nouvelle Aquitaine et Occitanie qui accueillent des dizaines de milliers d'habitants supplémentaires chaque année avec une croissance économique créatrice d'emplois. Les 12 millions d'habitants de ces deux régions justifient les investissements de la grande vitesse pour relier Toulouse à Paris en 3h10. Et d'insister : « L'État doit respecter ses engagements concernant le GPSO (Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest, NDLR) (…) Nous avons l'obligation de réussir. »

Dépense inutile, selon EELV

Des arguments réfutés par les opposants aux projets de LGV, écologistes en tête. Ces derniers n'hésitent pas en effet à remettre en cause l'utilité des LGV au regard du coût global de ces projets. « Pourquoi dépenser 8 Md€ que nous n'avons pas ? Nous n'avons pas besoin de LGV partout », commente Sybille Jannekeyn, porte-parole Europe Écologie Les Verts (EELV) Languedoc-Roussillon. Et si une ligne nouvelle Montpellier-Perpignan est une priorité selon elle, « afin de réaliser le chaînon manquant entre l'Espagne et l'Europe du Nord », celle-ci ne doit pas être une LGV mais une ligne mixte fret-voyageur. « Seul le doublement de lignes, ligne historique du littoral et ligne nouvelle, assurera la sécurité et l'efficacité du trafic de marchandises et de voyageurs entre l'Espagne et l'Europe, et permettre de mettre sur le rail une grande partie des 1.000 camions qui chaque jour traversent notre région », analyse la représentante d'EELV.
La Région organise une nouvelle réunion publique, le 29/11 à Perpignan, où la question de la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan, actuellement au point mort, sera abordée.

> À lire également : Coup de froid sur les LGV

David Danielzik / danielzik@lalettrem.net
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