LGV Bordeaux-Toulouse : Martin Malvy 'pas dans la catégorie des sceptiques'
Déclaration d’utilité publique prévue en 2016, début des travaux en 2017, mise en service en 2022 (au plus tôt, NDLR) : Martin Malvy, président de la Région MP, « n’entre pas dans la catégorie des sceptiques », d’après qui les projets de lignes nouvelles seraient sacrifiés sur l’autel de la réhabilitation du réseau existant et de la rigueur budgétaire. « Je n’imagine pas un seul instant que Bordeaux soit relié à Paris en 2h à partir de 2017 (via la LGV Tours-Bordeaux, en construction), et que Toulouse, 4ème ville de France, reste à 5h de train de Paris, a-t-il déclaré à la presse ce jeudi 5 mars. Ce serait une immense pénalité. Je me suis battu pour cette ligne Bordeaux-Toulouse. J’ai obtenu du gouvernement qu’elle soit le seul projet de nouvelle ligne à grande vitesse, et j’en tire fierté. On ne peut pas imaginer qu’elle ne soit pas réalisée. »
Menace de ne plus financer Tours-Bordeaux
Dans l’attente, et face à une éventuelle baisse du nombre de TGV desservant Toulouse, l’élu menace de supprimer sa participation financière à la LGV Tours-Bordeaux. « On ne peut pas imaginer une dégradation de la desserte ferroviaire de Toulouse et Montauban au lendemain de l’ouverture de Tours Bordeaux, que nous finançons en partie. Je l’ai dit au président de la SNCF, je le dirai à Alain Vidalies, que je rencontre la semaine prochaine à Paris. Le raisonnement qui nous est proposé aujourd’hui n’est pas acceptable. »
191 M€ pour moderniser Toulouse-Matabiau
Le CPER 2015-2020 prévoit 191,4 M€ de travaux de modernisation de la gare de Toulouse Matabiau (mise en capacité, élargissement des quais, accessibilité…) – travaux prévus en partie pour préparer l’arrivée de la LGV (réalisation d’un nouveau quai), mais aussi pour pallier un vieillissement structurel de l’équipement.
Concernant le projet de barreau à grande vitesse Toulouse-Narbonne, Martin Malvy a rappelé « qu’il ne figure pas dans les priorités de l’Etat. Mais il sera une priorité pour la nouvelle Région, quand il y aura à revoir le CPER (en 2017 ou 2018, NDLR). A chaque chose suffit son temps. » Mardi soir, Philippe Saurel, maire de Montpellier, a plaidé pour une liaison à grande vitesse entre Toulouse et Montpellier (inexistante à ce jour sur tout le linéaire, NDLR), « pour pouvoir relier les deux métropoles en 1h15, au lieu de plus de 2h aujourd’hui ».










