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Haute-Garonne
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| 13/04/2017

LGV, 3e ligne de métro, Occitanie Tower : ça grince au conseil métropolitain

Le conseil de Toulouse Métropole, réuni le 13/4, a été source de quelques tensions entre la majorité de Jean-Luc Moudenc et son opposition écologiste.

LGV
Sur ce dossier, l’élu écologiste Régis Godec (groupe Toulouse Vert Demain) dénonce « la pétition publique » et les « moyens de communication conséquents » mis en place par la majorité métropolitaine pour militer en faveur du projet. « Ce sont des postures contre-productives et de l’agitation politicienne », assure-t-il. Sacha Briand, adjoint LR au maire de Toulouse en charge des finances, répond par une interrogation - « Voulons-nous d’une région et d’une métropole déclassées ? » -, assurant que ce projet est « incontournable pour assurer le développement du territoire ». Pour Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse et président de Toulouse métropole, « le combat que nous menons vise à nous assurer que l’État tienne sa parole ». Et l’édile d’asséner : « Contrairement à vous, je n’accepte pas l’idée que Toulouse soit la seule grande ville de France à être mise à l’écart de la grande vitesse ».

3e ligne de métro
Régis Godec conteste le choix qui a été fait par Tisséo de mettre Patrick Vandevoorde (ancien directeur de la Société de la mobilité de l'agglomération toulousaine – Smat) à la tête de son conseil scientifique. « Il ne répond pas aux conditions requises d’indépendance », estime l’élu d’opposition. Faux, rétorque Sacha Briand, qui dénonce « un procès d’intention qui n’est ni recevable ni sérieux ». Quant à Jean-Luc Moudenc, il ironise. « J’ai bien compris, Monsieur Godec, que pour vous, être indépendant signifie avoir une sensibilité politique proche des Verts. Il se trouve que tout au long de sa carrière, Patrick Vandevoorde n’a jamais fait état de quelque préférence politique que ce soit. C’est un expert qui présente non seulement toutes les qualité d’indépendance, mais aussi les qualités de compétence requises ».

Occitanie Tower
Régis Godec, s’il n’affiche pas une opposition de principe à ce projet, s’interroge sur sa pertinence et plaide pour l’étude de projets alternatifs. « Cette tour n’est pas un geste urbain répondant à votre ambition de densité modérée », adresse-t-il à Jean-Luc Moudenc, évoquant « des logements de luxe, des bureaux qui, à l’évidence, ne seront pas destinés aux PME locales, et un hôtel de luxe ». Selon lui, ce projet de tour de 150 m construite dans le quartier de la gare Matabiau, en haut des allées Jean-Jaurès, à Toulouse, pourrait être facteur de « déséquilibre urbain ».

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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