À l’étroit à Argelès-sur-Mer, le brasseur Cap d’Ona va s’implanter à Céret
Quand le projet d’une collectivité et celui d’une entreprise se rencontrent. Le site industriel historique de la famille Job (usine « Sainte Marguerite »), situé à l’entrée de Céret, devrait accueillir à l’horizon 2022 un projet agro-touristique et éco-responsable dont une nouvelle unité de production du brasseur Cap d’Ona, dirigé par Grégor Engler, maître brasseur (siège à Argelès-sur-Mer, 15 salariés, 5000 hl de bière produits par an ; 100 hl de spiritueux dont de la vodka, du Cherry Brandy, Gin ; 500 hl de soda bio). La mise en vente de cette friche industrielle a suscité l’intérêt de la communauté de communes du Vallespir, présidée par Michel Coste, par ailleurs maire de Céret.
Un investissement de 4 M€ HT en attente de subventions
Les élus ont ainsi acté le 18 mars, en session communautaire, un projet de réhabilitation du site qui comprend 5 400 m2 de bâtis (hangars, bâtis industriels, bureaux) sur une parcelle de 2,15 ha. Porté par la collectivité (maître d’ouvrage), ce projet agro-touristique - qui devrait être source de création d’emplois - entend « conserver le patrimoine bâti de l’ancienne usine Sainte Marguerite en lui redonnant une vocation de production artisanale et de découverte touristique ». Le montant total de cette réhabilitation s'élève à près de 4 M€ HT, avec des subventions espérées de la part de la Région Occitanie, de l'Europe et de l'État via le plan de relance (appel à projet Réhabilitation de friches industrielles). Le solde de l'opération sera apporté par les loyers de Cap d'Ona. En se positionnant sur ce dossier, la collectivité indique y avoir vu une opportunité pour insuffler « une nouvelle dynamique à l’échelle du territoire » en priorisant les circuits-courts et la consommation locale.










