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Aude
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Viticulture
| 4/10/2017

Les vignerons indépendants de l'Aude plébiscitent les contrats pluriannuels

L’Aude viticole n’échappera pas à la règle : les vendanges 2017 seront historiquement basses. Elles atteindront péniblement les 3, peut-être 3,2 Mhl, contre 3,6 Mhl en 2016, indique Jean-Marie Fabre, président de la fédération audoise des vignerons indépendants, le 3/10. Celui-ci y voit l’opportunité « de mettre en place la contractualisation pluriannuelle, avec des engagements de prix, de volume et de temps » entre producteurs et metteurs en marché. À défaut, « nous allons assister à des contrats spots et les prix vont flamber, prévient-il. Ceux qui ne contractualiseront pas paieront cher cette faible disponibilité. » Dans l'Aude, trois épisodes de gel au printemps ont affecté plus de 15.000 ha (sur 67.000 ha au total, NDLR) de vignes, certains touchés à 30 %, et la majorité au-delà de 80 %.

L’ensemble des régions viticoles françaises enregistre une petite récolte cette année, tout comme l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, la Suisse. « La disponibilité mondiale va être cette année de 246/250 Mhl et la consommation mondiale est de 242/243 Mhl. La conséquence sera une disparition du stock outil, ce qui aura une incidence sur le sourcing. Celui-ci va être rare et les marchés donc tendus », décrypte Jean-Marie Fabre
«  Sachons tirer parti de la faible récolte en signant avec les metteurs en marché des contrats pluriannuels. On parle depuis longtemps de cette nécessaire contractualisation, nous allons y arriver cette année car nous avons la maturité suffisante », poursuit Jean-Marie Fabre. D’autant que les opérateurs français, à l’instar du groupe Castel, « sont en train de recentrer leurs marques de distributeurs sur l’origine France. » Parallèlement, les enseignes de la grande distribution ont testé ces dernières semaines une réorganisation de leur linéaire vin pour les Bib, en séparant bien les vins France et étrangers. « Ca n’a pas fait baissé pour l’instant les vente du linéaire et les vins étrangers marques de distributeurs se vendent même moins. Si les opérateurs sont obligés de revenir sur une origine France pour leurs MDD, ils ont tout intérêt à contractualiser pour assurer le sourcing. » 

Nelly Barbé / barbe@lalettrem.net
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