Languedoc-Roussillon
Tourisme - Loisirs
Les résidences secondaires ne répondent plus aux standards touristiques
Une étude réalisé par les services régionaux de l’Insee révèle que les résidences touristiques secondaires représentent les trois quarts des lits disponibles pour les touristes, mais qu’elle présentent un problème de qualité et notamment de réhabilitation. Au niveau français, le Languedoc-Roussillon tient la 3e place avec 318 000 résidences secondaires. « Plus de la moitié de ces résidences se situent sur le littoral et les deux tiers dans le département de l’Hérault », indique Mireille Lefebvre de l’Insee. D’une manière générale, le parc des résidences secondaires est plutôt récent puisque les deux tiers ont été construits après 1968. 35% des résidences ont moins de 35 m2, contre 22 % au niveau national et plus de la moitié se trouvent dans des immeubles collectifs.
Réhabilitation insuffisante
A raison d’une moyenne de 42 jours par an, le potentiel de la région en matière de capacité touristique est « sous estimé », indique l’Insee. « Une grande partie du parc a plus de 40 ans et n’est plus adapté à la demande ». « Il y a un risque que le client se détache aussi de la partie du parc qui est adaptée », ajoute Mireille Lefebvre. « Il y a un stock extrêmement important qui nécessite une rénovation », confirme Francis Vennat, le directeur régional de l’Insee. Partenaire de l’étude, Louis Villaret, vice-président du conseil général et président de l’agence de développement touristique, indique que le « Département a mis en place une aide financière de 8 000 € par habitation pour encourager la réhabilitation et à condition que le bien soit mis en location. Nous menons également, avec des stations comme la Grande-Motte et le Cap d’Agde, des réflexions sur la mise en place de convention de façon à travailler ensemble pour la requalification des logements par quartier ».
Propriétaires
En matière de transfert de transfert du statut de maison secondaire à celui de maison principale, 6 000 logements en région sont concernés chaque année. Quant à l’origine des propriétaires, un tiers d’entre eux habitent en Languedoc-Roussillon. 3 % des résidences secondaires appartient à des habitants du Royaume-Uni.










