Pyrénées-Orientales
Syndicats - Fédérations - Associations
Les représentants des entreprises des P.-O. "ni soutenus, ni entendus"

Une délégation réunissant les syndicats patronaux et les branches professionnelles des P.-O. (UPE 66, UPA, CGPME, FFB, Fnaim, Umih, FDSEA, Capeb, UNAPL…) a été reçue ce jeudi 12 décembre, dans le cadre d’une action nationale, par le préfet des P.-O. et l’UT Direccte 66, pour leur expliquer « où nous mettons nos ambitions », selon Yves Aris, président de la FDSEA 66, porte parole de la délégation, qui s’est sentie « ni entendue, ni soutenue ».
Taxes, droit social, règles administratives…
Les différentes entités ont remis au représentant de l’Etat un cahier de doléances regroupant les revendications des différents secteurs. Parmi les réclamations : l’arrêt de la multiplication des taxations (écotaxe, aquataxe,…), l’arrêt d’un « droit social qui étrangle les entreprises », l’arrêt des modifications des règles administratives sans cesse, les délais de paiement, la concurrence déloyale des entreprises low cost, statut de l'auto-entrepreneur,… « Si on prend l’exemple de l’eau. C’est un vrai enjeu avec l’irrigation qui mobilise les TP, les agriculteurs, les artisans,… On nous répond, zone de répartition, contraintes et taxes… Les politiques actuelles tuent les démarches », souligne Yves Aris.
Redonner de la compétitivité
« À l’heure où l’on nous demande de la compétitivité, on nous taxe. Et quand on augmente les taxes, on doit baisser nos marges, et donc détruire de l’emploi. Ce n’est plus tenable » s’insurgent les présidents des divers syndicats et fédérations professionnelles. « On a des projets, des envies, on veut de vrais signes. Il faut que les choses bougent, explique le porte parole. Il y a un risque de ras-le-bol sur le terrain et un risque que les troupes nous échappent ! » La délégation va faire entendre sa voix auprès des élus locaux et continuer à revendiquer ses attentes notamment lors du prochain comité économique organisé régulièrement par le préfet.
Interrogé par La Lettre M à l’issue de cette rencontre, René Bidal, préfet des P.-O. répond : « j’ai bien entendu leurs difficultés qui sont réelles. L’économie du département, qui n’est pas en faillite loin de là, et les discours ne doivent pas pour autant s’inscrire dans le désespoir, sinon on crée de la défiance chez les consommateurs et on affecte durablement la croissance ».










