Les promoteurs régionaux veulent produire des logements moins chers dès 2013
« 2012 a été une année très dure, marquée par une baisse des ventes de 54 % en L.-R., alors qu’il manque 70 000 logements en région », a déclaré Xavier Bringer, président de la Fédération des Promoteurs Immobiliers L.-R., mercredi soir lors de la présentation de ses vœux 2013 aux adhérents, partenaires et élus. D’après lui, « 7 000 emplois sont menacés dans le bâtiment l’an prochain ». Son vœu pour 2013 : un abaissement du prix du foncier par les aménageurs de la capitale régionale (Serm et Saam), pour pouvoir baisser les prix de vente et se reconnecter au marché réel.
« Nous demandons à la Ville de Montpellier d’abaisser la valeur de préemption du foncier de 450 €/m2 à 350 €/m2 de surface de plancher, a-t-il déclaré. En contrepartie, les promoteurs s’engagent à répercuter les baisses de coûts de revient sur leurs prix de vente, et à construire du logement social à marge zéro. »
PTZ renforcé
A l’échelle nationale, la FPI préconise un PTZ renforcé pour l’accession à la résidence principale, une simplification du PSLA pour le financement du logement social, une TVA à 7 % pour les logements primo-accédants et une modification du régime des plus-values.
Xavier Bringer a ajouté : « L’Etat demande des logements toujours plus économes, avec tous les parkings enterrés, avec toujours plus de normes, et le tout à un prix toujours plus bas, pendant que les aides à l’acquéreur diminuent. La France a l’impression qu’elle résoudra ses problèmes de logements en contraignant le privé. Mais les résultats sont là : nos ventes chutent, ce qui va poser de graves problèmes aux entreprises l’an prochain. »
L’objectif du gouvernement (500 000 nouveaux logements par an : 200 000 maisons individuelles, 150 000 logements sociaux et 150 000 logements privés) a été qualifié de « rêve. En 2012, nous en sommes très loin, avec seulement 300 000 logements construits, dont 70 000 logements privés. La loi Duflot arrive mais n’en connaissons toujours pas les contours, notamment en termes de zonages. Ça commence à faire long. D’autant plus que les zones B2 (sur lesquelles plane l’incertitude en matière de défiscalisation, NDLR) sont très nombreuses dans notre région : Nîmes, Béziers, Perpignan ».










