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Gard / Hérault
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Immobilier
| 28/09/2021

Les prix de l’immobilier et les ventes s’envolent

« Nous avons un marché porteur tant au niveau des volumes que des prix », lance Me Gilles Gayraud, président de la chambre des notaires de l’Hérault. Sur la période du 1er juillet 2020 au 30 juin 2021, le volume des ventes dans le département a augmenté de 4,4 % sur un an, avec une progression plus forte pour les appartements anciens (+6 %) et les terrains à bâtir (+6,7 %) ainsi que pour les maisons anciennes (+4,5 %). A contrario, les ventes d'appartements neufs sont en recul de 2,8 %, faute d’offre suffisante.

Des prix dans l’ancien en hausse de plus de 6 %
L’accroissement des volumes de vente s’accompagne d’une hausse des prix sur tous les segments : appartements (ancien : +6,2 % ; neuf : +2,3 %), maisons (+6,8 %) et terrains à bâtir (+2,9 %) avec toutefois des disparités locales. Les prix médians des appartements anciens vont de 2 960 €/m2 (+ 6,8%) à Montpellier jusqu’à 3 940 €/m2 dans le centre ancien et 4 710 €/m2 à Palavas (commune littorale la plus chère désormais), alors qu’ils n'atteignent que 1 180 €/m2 à Béziers. Dans l'Hérault, les prix médians ont augmenté de 6,8 % en un an sur les maisons anciennes (237 k€). Entre 2020 et 2021, les hausses les plus importantes sont enregistrées dans le périmètre des deux plus grandes villes du département, Montpellier (330 k€, + 6,5%) et Béziers (174,7 k€, + 7,2%). Selon les notaires, les avant-ventes signées en septembre prouveraient que le prix des maisons anciennes devrait continuer de grimper.
Maryse Faye, déléguée à l’urbanisme durable et à la maîtrise foncière à la Ville de Montpellier, s’inquiète de cette hausse des prix. Selon Thomas Bree, président de la FNAIM 34, elle s'explique par un phénomène de « rareté des biens qui induit une hausse des prix, le manque de l’attribution de permis de construire, sans compter l’effet pervers de l’encadrement des loyers pour le marché du locatif, avec des investisseurs qui pourraient mettre leurs biens à la vente ».

Sources : Notaires de France - BBD Perval

encadré
Essor de l'ancien dans le Gard

« 2020 a été relativement équivalente à 2019 pour le marché immobilier dans le Gard », note Me Pierre Devine, délégué aux chiffres de l’immobilier au sein de la chambre des notaires du Gard. Entre septembre 2020 et septembre 2021, « le volume des ventes a grimpé de 12 % dans l’ancien (par rapport à sept-2019 – sept-2020, ndlr) », relève le notaire. Et de poursuivre : « En termes de prix, l’augmentation est de 8 à 10 % dans l’ancien. Dans le neuf, nous n’observons pas de hausse significative des volumes de vente car les programmes peinent à sortir de terre. » Dans le neuf, à Nîmes, le prix du m2 neuf oscille autour de 3 100 €, contre 2 270 € dans l’ancien. « Après les confinements, les citadins se sont orientés vers des villes moyennes, voire petites et cela a favorisé le Gard ». Le notaire redoute toutefois un essoufflement de cette tendance d’ici deux à trois ans.

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