Hérault
Les pompiers prennent d'assaut l'Hôtel du Département au nom des 35 h

Ils affirment ne pas être traités comme les autres employés du département. Ce matin, une délégation bruyante et déterminée des pompiers de l’Hérault a perturbé le bon déroulement de la session départementale, demandant à être reçus par le président pour présenter leurs revendications. La principale : que les 35h soient appliquées pour eux comme pour les autres. L’application imminente en droit français d’une directive européenne, qui devrait rendre semestriel le planning des gardes, a mis le feu aux poudres.
Enfumage
Les syndicats de pompiers, syndicat autonome en tête, dénoncent une absence d’écoute de la part des services départementaux. Ceux-ci affirment pourtant que « le SDIS fait partie des rares services pour qui la dotation va être augmentée de plus de 2 % en 2014, alors que l’essentiel des autres services connaissent une baisse, pour beaucoup allant jusqu’à 6 % », s’est indigné André Vézinhet, qui a fini par recevoir une délégation après avoir refusé dans un premier temps, estimant que les pompiers « avaient manqué de respect à l’institution », en enfumant le hall d’entrée du conseil général.
100 à 160 recrutements
Le respect strict des 35 h entraînerait le recrutement de 100 à 160 pompiers, selon les calculs du colonel Risdorfer, directeur du SDIS. Soit un coût estimé entre 3,5 et 5 M€. Pour l’heure, rien n’a été acté, si ce n’est la poursuite de la discussion « pour tenter d’obtenir un accord ». Cette manifestation devant le conseil général a entraîné le blocage du rond-point d’Alco pendant toute la matinée, les pompiers obligeant les automobilistes à entrer dans le domaine et à passer devant les banderoles et les camions recouverts de slogan. Un bouchon de plusieurs centaiens de mètres s'est rapidement formé.
Légende : À l'entrée du conseil général, les pompiers de l'Hérault attendent bruyamment qu'André Vezinhet quitte la présidence de la session d'assemblée pour venir rencontrer les responsables syndicaux.










