Les PME du BTP guettées par le burn-out, d’après Olivier Torrès (Le Moniteur)
Interrogé par Le Moniteur du BTP (20 juin), l’universitaire et économiste héraultais Olivier Torrès, président d’Amarok, observatoire de la santé des dirigeants de PME, voit le phénomène de burn-out (surmenage) s’amplifier dans les PME du BTP. « Les facteurs de risques ne manquent pas. Les dirigeants travaillent en moyenne 65 heures par semaine, contre 38,5 heures pour les salariés. Ils ont ainsi tendance à ne pas se ménager et à rogner sur leur capital sommeil. » Surtout dans le BTP, en raison des horaires décalés du matin liés aux contraintes du chantier, poursuit notre confrère. Un rythme qui peut générer une dette de sommeil. Autre facteur de risque, également à l’origine du burn-out des salariés : un manque de reconnaissance. « Un sentiment que les dirigeants de PME peuvent éprouver quand on met leur société dans le même panier que celles du CAC 40 ! Les chefs d’entreprise, souvent à l’origine de leur création, s’y dévouent corps et âme. Certains espèrent parfois le même engagement de la part des salariés, d’où un écart avec la réalité. »
Pour Olivier Torrès, mieux vaut revoir ses attentes à la baisse pour s’éviter des déceptions. Autres conseils du « docteur Torrès » : s’octroyer du temps pour soi, déléguer « en identifiant un collaborateur de confiance » et réapprendre à dormir. « La pratique de la sieste peut aider à garder sa lucidité, même si l’on n’y est pas favorable : cela s’apprend ! »
Source : Le Moniteur du BTP, 20 juin 2014.










