Les lagunes de Comurhex seront classées INB
Des analyses récentes menées par l’Autorité de sûreté nucléaire et le Meeddat, ministère de l’écologie, considèrent qu’une partie des installations de l’usine narbonnaise Comurhex Malvési (groupe Areva), spécialisée dans le traitement et la conversion d’uranium, sont désormais classée INB, installation nucléaire de base. Elles relevaient jusqu’ici du régime des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). « Les installations concernées sont les bassins de lagunes B1 et B2, compte-tenu de l’évolution de leur utilisation, notamment à des fins d’entreposage, explique à la Lettre M Jean-Marc Ligney, le directeur du site, pour qui cette demande est une première de la part de l’ASN sur un site déjà existant. Cette évolution requiert une évolution du classement administratif et statutaire des installations qui dépendront donc de l’autorité de sûreté nucléaire exclusivement »,.
Dépôt avant fin 2010
Selon lui, un processus était engagé depuis quelque temps avec l’Autorité de sûreté nucléaire. « Ce changement de classification va demander beaucoup de travail, notamment au niveau des études et du montage des divers dossiers requis » indique-t-il. Le premier dossier concernera la demande d’autorisation de création d’installation nucléaire de base couvrant les bassins de traitement et d’entreposage B1 et B2. Il définit l’encadrement juridique de ces bassins dans l’attente du décret d’autorisation de création par l’Etat. « Le Collège de l’ASN qui a pris cette décision, fin décembre, demande à ce que ce dossier soit déposé avant fin 2010 » indique le responsable du site. Selon le résultat des diverses études qui seront en partie réalisées par le groupe Areva, et du scénario qui sera choisi par l’ASN, des travaux et donc des investissements conséquents devront être engagés sur les deux bassins. « Il s’agira de voir comment consolider l’entreposage, réduire et traiter le passif de ces installations », explique le directeur.
Les travaux de préparation pour Comurhex II ont démarré
En parallèle de ces enjeux de classification, les travaux concernant la préparation pour la construction de la future usine ont débuté en novembre (total des investissements : 240 M€). « L’enquête publique a donné, en octobre dernier, un avis favorable avec quelques recommandations », indique Jean-Marc Ligney. En attendant, l’arrêté préfectoral, les travaux préparatoires à la construction de la future usine qui placera le site comme leader ans l’activité de conversion de l’uranium ont réellement commencé début novembre. « Nous avons pris ce risque car nous sommes confiant dans notre projet » souligne le directeur. Ces travaux préparatoires consistent en la consolidation des sols sur lesquels sera érigée la future plateforme de conversion, le renforcement du réseau électrique nécessaire avant la mise en fonction du 6e four de l’atelier de fluoration.










