Les Femmes de l’économie : six dirigeantes récompensées
La 3e édition de la soirée Les Femmes de l’économie, organisée le 4 avril à Toulouse en partenariat avec La Lettre M, a été l’occasion de récompenser six femmes dirigeantes d’Occitanie. Dans la catégorie « Femme chef d’entreprise prometteuse », c’est Florence Robin, présidente de la société Limatech (Toulouse), dont le pari est de remplacer les batteries au plomb et au nickel-cadmium utilisées dans l’aérospatial et la défense par des batteries au lithium, qui a été primée. La lauréate dans la catégorie « Femme dirigeante » est Servanne Servanty, DG de la société d’ingénierie Geser-Best (Colomiers – 31). Dans la catégorie « Femme Innovation sociale », c’est Carole Zisa-Garat, fondatrice de la start-up toulousaine Telegrafik, développant des systèmes de téléassistance pour les personnes fragiles, qui a été récompensée. Autre lauréate, dans la catégorie « Femme à l’international » : Anne Giniaux, gérante de la marque toulousaine de prêt-à-porter Barnabé aime le café. La « Femme digitale » est Julie Leleu, DG de Catspad, qui développe à Toulouse un distributeur d’eau et de croquettes connecté destiné aux propriétaires de chats. Enfin, Corine Bourdoncle, directrice associée de Pharmmatt (Balma – 31), qui développe du dentifrice à croquer, a reçu le trophées « Femme chef d'entreprise ».
La soirée Les Femmes de l’économie a été introduite par une table-ronde, sur le thème : « L’innovation en 2019 : une affaire de femme ? ». Responsable d’Airbus Group Demonstrators, qui teste en conditions réelles les technologies du futur sur les appareils produits par le groupe européen, Sandra Bour Schaeffer estime qu'en matière d’innovation, la question du genre n’est pas centrale. « Ce qui est fondamental, assure-t-elle, c’est de travailler sur une approche diversifiée, en matière de cultures, de nationalités, de sensibilités… Il faut combiner ces différents éléments, en étant à la fois ouverts et persistants. » Maithé Quintana, dirigeante du Centre national de l’innovation pédagogique, acquiesce. « L’innovation doit être collective et multiple », estime-t-elle, avant d’ajouter, dans un sourire : « Chacun doit prendre sa place. Personnellement, je ne me suis jamais considérée comme l’égale de l’homme, car je pense être au-dessus. Comme ça, le problème est réglé. » Pour Sandra Bour Schaeffer, instaurer des quotas de femmes dirigeantes, dans le secteur de l'innovation comme dans d'autres, n’est pas forcément la meilleure solution. « Il ne faut pas chercher à faire de la discrimination positive, à avoir des pourcentages de femmes, car cela ne leur rend pas service, martèle-t-elle. En revanche, il faut dire très tôt aux enfants que toutes les portes leur sont ouvertes, y compris dans le champ de l’innovation. »










