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Lozère
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Conjoncture / Institutions
| 8/03/2022

Les entreprises lozériennes ont résisté à la crise

Les entreprises lozériennes ont renoué avec leur activité d’avant-crise, selon la CCI de la Lozère et la Banque de France. « En 2015, le secteur privé émettait 16 000 feuilles de paie par an, a expliqué Thierry Julier, président de la chambre consulaire, le 8 mars à La Lettre M. Au 3e trimestre 2021, ce nombre dépassait les 17 000 unités et devrait continuer de croître. » Le président l'a attribué à l’attractivité renforcée du département depuis la crise sanitaire, y ajoutant la disponibilité du foncier, un classement en zone de revitalisation rurale permettant aux entreprises de bénéficier d’avantages fiscaux et la fibre. Les difficultés de recrutement et le volume réduit de marchés publics restent toutefois une inquiétude.

Créations en hausse
592 entreprises ont été créées à fin 2021, après 451 en 2020. « Les deux premiers mois s’inscrivent dans la même dynamique que 2021 », a commenté Thierry Julier. Les chiffres d’affaires des sociétés du département sont également bien orientés, a-t-il indiqué. « Entre 2019 et 2020, la région a enregistré un repli de 16,8 % en termes de chiffre d’affaires cumulé de ses entreprises. En Lozère, il n’a reculé que de 4,23 %. »

Bémols
En dépit de ces données favorables, les chefs d’entreprise lozériens ont aussi quelques inquiétudes. « En raison notamment de la faiblesse des marchés publics pour l’instant compensée par le privé, mais le secteur pourra-t-il tenir sa croissance ? », a demandé Thierry Julier. Autres craintes des dirigeants : les difficultés de recrutement – « nous accompagnons les entreprises sur leur marque employeur, nous agissons en matière de marketing territorial et organisons des job dating jusqu’à Bordeaux ou encore Lyon », a précisé le président de la CCI 48 – sans oublier la flambée des prix sur les matériaux et l’énergie, exacerbée par la situation en Ukraine. « Certes, les chiffres d’affaires sont au beau fixe, mais nous redoutons une contraction des marges des entreprises, a prévenu Thierry JulierIl va falloir gérer à l’euro près. » Et le président de citer le cas des scieurs de bois et de pierre, « qui consomment beaucoup d’électricité et doivent aujourd’hui ralentir, voire stopper leur activité pour ne pas fabriquer à perte ». Pour autant, Thierry Julier s’est dit plus optimiste que les chefs d’entreprise quant à l’avenir du tissu économique de la Lozère, vantant la résilience de ses sociétés.

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net
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