Les enjeux de la CC Vallée de l'Hérault, aux portes de Montpellier
Les élus de la Communauté de communes Vallée de l'Hérault (CCVH, 28 communes dont Gignac, 40 000 habitants) ont voté, le 22 mars, une Programmation pluriannuelle des investissements de 116 M€, de 2021 à 2027. « Avec ce PPI, on crée les conditions pour conserver notre identité agricole, viticole, culturelle et un cadre de vie », explique à La Lettre M Jean-François Soto, le nouveau président, par ailleurs maire de Gignac depuis 2014 et conseiller départemental de la majorité depuis 2017. Le recours à l'emprunt pèse 20 % de l'enveloppe globale, dont 27 % vise à « bâtir une économie innovante et créatrice d’emplois » et 55 % à « préserver un cadre de vie harmonieux et équilibré », sur fond d’accroissement de la population de 2 % par an, soit 1 000 habitants, annonce-t-il. Sur le foncier, l'élu assure vouloir « s'inscrire » dans la politique gouvernementale zéro artificialisation des sols mais prévoit d'étendre plusieurs de ces six parcs d'activités économiques, de La Tour (Montarnaud) à Cosmo (Gignac), à proximité immédiate de l'A750. « Nous projetons de ne pas consommer au-delà de 235 hectares pour les vingt à trente prochaines années. Nous avons identifié entre 60 et 65 hectares pour le développement économique. Le reste, ce sera pour l'accueil des populations », détaille-t-il.
« Contrat de réciprocité avec la Métropole de Montpellier »
Alors que le territoire affiche un taux de vacance de 20 %, Jean-François Soto se dit ouvert aux entreprises high tech et d’ingénierie. Actuellement, le tissu économique est constitué principalement de sociétés de services ou de commerce à Gignac et de petite industrie à Saint-André-de-Sangonis notamment. Avec l'essor du télétravail, la collectivité veut multiplier les espaces de co-working. Elle en compte une dizaine aujourd'hui. Quant au tourisme, que le Comité régional du tourisme et des loisirs (CRTL) veut rendre plus écoresponsable, la CCVH mise sur de « petits produits émergents comme un restaurant gastronomique et une galerie d’art », illustre Jean-François Soto. Cela passe aussi par la réhabilitation de sites patrimoniaux ou lieux d'hébergement. Enfin, développement économique rime avec mobilités. En témoignent son futur pôle d’échange multimodal (PEM), dont la consultation d’architecte pour la maitrise d’œuvre sera lancée en avril, et « le contrat de réciprocité avec la Métropole de Montpellier, en cours de rédaction », confie-t-il. Principal enjeu : la mise en place de Bus à haut niveau de service (BHNS).










