Les Echos se penchent sur « l’invraisemblable dérive financière de Pont-Saint-Esprit »
Le quotidien économique de ce mercredi consacre une page entière aux comptes catastrophiques de la commune gardoise de Pont-Saint-Esprit. Une situation qui a entraîné une hausse de 56 % des impôts locaux et provoqué des manifestations en chaîne depuis le début d’année : « Le 31 mars, l’équipe municipale s’est barricadée dans l’hôtel de ville pendant plusieurs heures après la fin du conseil, de peur d’affronter ces contribuables décidés à forcer à la démission de leur maire ». En cause, des « finances (qui) accusent aujourd’hui un trou de 16,2 M€ pour un budget de 25 M€ ». Une dette dûe en majorité à « une masse salariale écrasante. En mars 2008, la mairie employait encore 450 personnes, deux fois la norme admise. Les détracteurs de Gilbert Baumet parlent de clientélisme en rappelant que les pics de recrutement coïncident avec les périodes préélectorales ». Difficile dans ces conditions de ne pas incriminer le maire, Gilbert Baumet, qui a entamé l’an dernier son sixième mandat. La chambre régionale des comptes, puis la préfecture du Gard avaient ainsi fixé à 79 % la hausse des impôts locaux pour l’année 2008. Elle sera finalement limitée à 56 % par le préfet du Gard, pour « tenir compte des faibles ressources d’une grande partie de la population ». Pour le quotidien, le cas spiripontain illustre avant tout les « limites des procédures de contrôle budgétaire des collectivités territoriales. Entre fin 2006 et fin 2008, la municipalité aura fait l’objet de 16 saisines au titre du contrôle budgétaire et d’un examen de gestion sur la période 1999-2005 de la part de la CRC du Languedoc-Roussillon. Ce qui ne lui a pas évité d’aller dans le mur ».
(avec Les Echos)










