La reprise de l’exploitation des Eaux d’Alet et la construction de l’usine d’embouteillage intéressent des investisseurs français et européens, dont « deux locaux du L.-R. et Midi-Pyrénées. Nous leur avons transmis les dossiers techniques » indique à La Lettre M Ghislaine Tafforeau, le maire d’Alet-les-Bains. Elle confirme que « ce dossier est soutenu à tous les niveaux du territoire. Nous espérons une issue favorable d’ici fin 2015. » Jean-Paul Dupré, député-maire de Limoux, Pierre Durand, président de la communauté de communes de Limoux, et Pierre Bardiès, conseiller général, sont mobilisés sur ce projet qui a avorté après qu’Olivier Sadran, PDG de Newrest (Toulouse), ait jeté l’éponge, suite aux nombreux recours, engendrant la fermeture du site d’exploitation en mai 2011.
Selon une étude, les sous-sols alétois compteraient plus de 70 milliards de mètres cube d’eau (400 m3/heure), une ressource qualifiée « d’or blanc » en raison des manques estimés pour les années futures. « Aujourd’hui, une partie de cette eau n’est pas récupérée et repart dans la nature alors que certaines communes voisines sont privées de cette ressource », regrette l’édile.
Produits dérivés
L’ambition des élus est « de bien vérifier des capacités financières, techniques et commerciales des repreneurs ou investisseurs, sans oublier la création d’emplois » explique l’élue consciente que le projet de l’usine d’embouteillage pensé sur Limoux est « complexe et compliqué. C’est un projet de 5 à 6 M€. » Toutefois, « la reprise de l’exploitation des Eaux d’Alet ne comporte pas d’exclusivité par rapport au marché ciblé. On peut imaginer un groupement portant aussi des produits dérivés comme des cosmétiques par exemple qui pourraient être produits sur l’actuel site d’exploitation », souligne-t-elle, y voyant notamment un intérêt pour les thermes de la commune, actuellement fermés. La précédente municipalité a acquis du foncier autour des thermes afin d’anticiper un éventuel projet d’extension de l’activité de cure thermale à un concept de bien-être. Cela peut être un sujet dont peut s’emparer l’intercommunalité. »