Les dossiers urbanistiques de la nouvelle équipe municipale du Crès
La nouvelle équipe municipale du Crès, menée par son maire Stéphane Champay (Divers droite), souhaite que cette commune de 10 000 habitants, située à une dizaine de kilomètres de Montpellier, se défasse de sa réputation de village-dortoir. Parmi les pistes explorées pour y parvenir, celle de la création d’un nouveau lieu de vie. « Actuellement, il y a sur la commune deux centres de vie, correspondant aux implantations des deux magasins d’alimentation, explique Stéphane Champay. Le centre-ville historique, lui, est mort. Les arènes pourraient devenir ce troisième lieu de vie. » Dans un état de dégradation avancée, les arènes (1 700 places) sont fermées au public et doivent être reconstruites. L’idée serait de les transformer en tiers-lieu qui accueillerait des spectacles et autres événements ainsi qu’une petite activité économique, « tout en lui conservant son activité taurine qui est ancrée dans l’histoire du Crès », précise l’édile. Plusieurs propositions doivent être présentées d’ici le second semestre par une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage qui a été mise en place. Suivra ensuite une consultation de la population.
Vers un recalibrage du projet de La Plaine
Parmi les autres aménagements futurs, celui de l’extension de la commune au sud avec le quartier de la Plaine. Le concessionnaire de l'aménagement de la zac, le groupement GGL, y prévoit la construction d’environ 1 800 logements sur 35 hectares. Aux yeux du nouveau maire, « 1800 logements, cela semble trop. Il est urgent de prendre notre temps et d’envisager un recalibrage du projet », estime celui qui conserve une activité privée en tant directeur de la fédération régionale des Vignerons indépendants et affirme son attachement à l’âme vigneronne de sa commune. « Nous rencontrons régulièrement les représentants de GGL à ce sujet, assure le maire. Une fois le projet réétudié, viendra le moment de le porter politiquement auprès de la Métropole et de sa déléguée à l’urbanisme, Coralie Mantion. »
Quant au devenir de l’ancien site industriel Latelec, « le bâtiment doit être rasé et remplacé par un programme immobilier de 154 logements. Le permis de construire a été déposé par le promoteur Helenis (filiale de GGL, NDLR) », note Stéphane Champay. Un nouveau centre de police pourrait y être installé, propose l’équipe municipale, ce qui le rapprocherait par la même occasion du lac du Crès qui voit ses rives envahies chaque été et pas toujours sous contrôle.










