Les créateurs de la Georgette vont ouvrir une école d’ichnologie en Ariège
Une école d’ichnologie (science de l'interprétation des traces animales) devrait voir le jour à Saint-Lizier l'an prochain. Le projet est porté depuis plusieurs années par Catherine et Jean-Louis Orengo, également créateurs de la Georgette, couvert à mi-chemin entre la fourchette et la cuillère. « La construction d'un centre d'hébergement pouvant accueillir 40 personnes - adultes, scolaires... - vient de démarrer. C'est un projet à 400 k€ environ, que nous finançons par un emprunt bancaire et des aides de la Région et du Département », indique à La Lettre M Jean-Louis Orengo. Un aboutissement pour ce passionné de nature, chez qui l'idée de la Georgette est née en allant pister des animaux sauvages dans le Grand nord canadien, il y a 30 ans. « C’est en cherchant à alléger mon traîneau que j’ai eu l’idée d’un couvert écologique unique, mi-fourchette mi-cuillère. Dix ans plus tard, après plusieurs prototypes et grâce à de nombreux soutiens, dont celui d’André Daguin (ancien chef étoilé, président de la CCI du Gers et de l’Umih nationale, NDLR), la Georgette était née. » Un projet qui a toutefois mis du temps à décoller. « L’adoption de la Georgette par de grands chefs étoilés comme Alain Ducasse, Hélène Darroze ou Gilles Goujon a été décisive. La presse nous a aussi beaucoup aidés, tout comme les nombreuses distinctions que nous avons remportées », reconnaît Jean-Louis Orengo. En 2016 et 2017, la Georgette avait ainsi gagné trois médailles d’or, aux concours Lépine international et européen, à Paris et Strasbourg, et au salon international des inventions, à Genève.
Une gamme qui s'est étoffée
Depuis, la gamme de couverts innovants s'est étoffée avec la Demoiselle Georgette (plus petite que la Georgette), la Georgette biodégradable, le couteau George* et Unik, lancé il y a quatre mois. Ce couvert trois-en-un (fourchette, cuillère et couteau) équipe déjà la cantine du lycée international Victo-Hugo, à Colomiers (31). « Si l'expérimentation est concluante et que la Région décide de généraliser notre couvert dans les lycées, nous pourrions envisager de créer une unité de production en Occitanie », assure Jean-Louis Orengo. Actuellement, la fabrication se répartit entre le Portugal et les Hautes-Pyrénées (la Georgette biodégradable est produite par l'entreprise Vegeplast, à Bazet). La société Tracks & Georget, dirigée par Jean-Louis Orengo, emploie 4 personnes à Saint-Lizier (CA : n.c.).
* Commercialisé depuis un an, le George a reçu une médaille d’or au concours Lépine méditerranéen 2018, à Montpellier et une médaille d’argent au concours Lépine international 2019, à Paris.
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