Les Costières de Nîmes poursuivent leur quête d'export
Avec un tiers de son volume vendu à l'export en 2014, pour 40 % de la valeur de l'appellation réalisée à l'étranger, l'appellation Costières de Nîmes réalise une forte hausse sur ce segment de marché. Emanant de l'étude réalisée tous les cinq ans par InterRhône, interprofession de la Vallée du Rhône, ces chiffres confirment une tendance observée dans l'intervalle. Il y a 6 ans, 25 % du volume Costières était vendus à l'export pour 30 % de la valeur. En tête des marchés, la Chine, qui représente, en 2014, 25 % de la valeur à l'export, même si Nicolas Ponzo, directeur du syndicat, reste prudent par rapport à ce marché. Autre bonne surprise : les USA (12 % du volume, 17 % de la valeur) et le Canada (7 et 12 %), mais aussi la Suisse, qui représente désormais 7 % des exportations en volume et en valeur. Les Costières de Nîmes labellisent annuellement plus de 200 000 hl.
Processus de hiérarchisation
Pour capitaliser sur ces bons résultats, et appuyer la stratégie globale de l'appellation dans sa montée en gamme, le syndicat des Costières de Nîmes s'est engagé dans un processus de hiérarchisation, qui devrait aboutir d'ici la fin de l'année avec le dépôt d'un dossier auprès de l'INAO. L'objectif : créer deux dénominations complémentaires dans un premier temps, et au sein de ces deux zones, « soit le Nord et le Sud de l'appellation Costières de Nîmes », précise Bernard Angelras, président, la sélection de parcelles à même de créer des produits plus haut de gamme. « Un jour, on peut imaginer la naissance d'un cru en Costières de Nîmes », ajoute-t-il. Les noms de ces deux dénominations complémentaires sont en cours d'élaboration au sein du syndicat. Une réunion est prévue dès les vendanges terminées pour se pencher de nouveau sur le dossier.










