Pyrénées-Orientales
Agri - Agro
Les coopératives «Céret Primeurs» et «La Melba» ont fusionné

Les adhérents des coopératives fruitières «Céret Primeurs» (88 adhérents) et «La Melba » (Bouleternère, 67 apporteurs de cerises) ont voté la fusion à l’unanimité, ce 9 juillet, comme annoncé par La Lettre M (taux de participation : 86 %). Jean-Pierre Bails (à gauche sur la photo), le président de la Melba, prend la présidence de la nouvelle structure, baptisée « Céret Primeurs - La Melba » et succède à Jacques Arnaudiès, en fonction depuis 37 ans (la coopérative fêtera le 10 octobre 2013 ses 70 ans d’existence). Il restera président d’honneur.
Une unité de conditionnement et de commercialisation
« L’ambition de cette fusion est de créer une unité de conditionnement et de commercialisation à Céret visant à structurer et pérenniser cette production commune, qui atteindra globalement 220 tonnes annuelles, pour un CA visé dès 2014 de 1 M€, et certainement quelques créations d’emplois », indique Jean-Pierre Bails, le président de la Melba (15 000 tonnes, dont 95 % de pêches, CA prévisionnel 2013 : 13 M€). « Au sein de Céret Primeurs, nous produisons entre 100 et 110 tonnes de cerises par an. Il nous est impossible de négocier avec la grande distribution comme avant avec Système U ou Monoprix, note Jacques Arnaudiès, qui souligne la complémentarité commerciale sur le produit cerise entre les deux entités. « La production de Cerise de Céret est devenue une institution avec la remise annuelle de cerise au président de la République », explique-t-il, suivi par Jean-Pierre Bails. Jacques Arnaudiès a signé un accord avec la Poste et envoie en période de production plus de 350 colis partout en France et dans le monde, notamment USA.
Bénéficier d’un site de vente directe
Cette fusion va aussi profiter à la coopérative de Bouleternère, qui va pouvoir disposer d’un site de vente au détail pour commercialiser pêches, nectarines et abricots dans le bâtiment historique de « Céret Primeurs ». « Déjà deux emplois saisonniers ont été créés pour ce site de vente directe dédiés aux fruits et légumes et quelques produits très locaux. Nous espérons pouvoir y créer un Drive, réactiver le site internet et réfléchissons à d’autre développement possible », annonce Jean-Pierre Bails, qui entend aussi investir dans une chambre froide et rafraîchir le bâtiment en lui conservant son charme d’antan.
Il a également pour projet de relancer la commercialisation du mimosa. L’autre emblème de la ville.










