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Languedoc-Roussillon
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Finances
| 28/11/2012

Les business angels de Melies inquiets pour leur avenir

Les business angels de Melies sont inquiets. Et ils ne le cachent pas. Le dernier gouvernement avait déjà contraint leur fonctionnement en imposant un encadrement très strict des SIBA (Société d’investissement de business angels) : au moins deux employés et pas plus de 50 actionnaires pour pouvoir bénéficier d’une défiscalisation de leur investissement, et l’actuel s’apprête à taxer les plus-values de cession à partir de l’an prochain pour les petits actionnaires. « Si cela rentre en vigueur, c’est la mort des business angels », tranche, catégorique, Sidonie Farjon, l’une des business angel de Mélies. France Angel, fédération des réseaux au niveau national, travaille d’ailleurs à obtenir du gouvernement certaines garanties. « Il nous faut un cadre juridique fixe, pour que nous puissions travailler dans la continuité, ajoute-t-elle. Il faut mettre en accord la volonté fiscale et le développement économique. » L’organisation de la Semaine des business angels par France Angels cette semaine (26 au 30 novembre), répond d’ailleurs à cette volonté de se rendre visible et de peser sur le débat politique. A Montpellier, Melies a profité du Forum de la création d’entreprise, ce mercredi 28 novembre, pour présenter dans ce cadre son bilan après huit ans d’existence, et tirer la sonnette d’alarme. « Il nous reste le feu sacré, l’envie de s’investir dans des projets de start-up stimulants, a noté au cours de cette intervention Vincent Turriès, président de Méliès. Mais si on est trop contrecarré par les contraintes fiscales, c’est clair que la simple envie d’investir ne sera pas suffisante. Il ne faut pas oublier que nous intervenons au moment de l’amorçage des entreprises, c’est là où il y a le plus de risques. »

Nouveau statut juridique
En attendant, Melies va se doter dès le début de l’année d’un nouveau statut juridique, qui en fonction des décisions à venir sera soit une Fiducie, soit une Siba. « Nous sommes en train d’étudier le lancement d’un nouveau véhicule, indique Vincent Turriès. Nous avons besoin d’un outil de regroupement de nos investisseurs, mais on est un peu dans l’attente. On travaille avec France Angels, pour essayer d’anticiper les conséquences juridiques et fiscales à venir. »
La semaine des business angels a également été l’occasion pour Melies de rappeler son bilan : depuis sa création en 2004, elle a investi 2,1 M€ dans 25 start-up du Languedoc-Roussillon. Une a été liquidée, deux sont en plan de continuation. Les autres continuent leur progression. Elle a contribué à la création de 400 emplois directs et indirects. Les 186 business angels de Melies participent la plupart du temps à des premiers tours de table qui n’excèdent pas 200 K€.
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